Accroche: 
Entreprendre et investir dans la culture : de l'intuition à la décision

Entreprendre et investir dans la culture : de l'intuition à la décision

Forum d'Avignon 2011 – De l’intuition à la décision : qui décide d’investir dans la culture ? 100 interviews, une grille d’analyse, et 4 études de cas par Kurt Salmon

Comment est prise la décision d’investir dans les équipements ou projets culturels ? Quels sont les critères et les facteurs déclencheurs ? Quels arguments offrent ces derniers pour favoriser et promouvoir les projets culturels ? Comment se positionnent les différents acteurs : artistes, institutionnels, entreprises, … ? Quelles sont les « stratégies » observées à l’origine d’un projet ?

Ce sont ces questions auxquelles l’étude Kurt Salmon pour le Forum d’Avignon 2011 apporte des éléments de réponse. « Entreprendre et investir dans la culture : de l’intuition à la décision » : le titre de l’étude résume l’enjeu. Une chaîne de décision a été mise en lumière grâce à une centaine d’interviews, réalisées pour l’étude durant l’année 2011, tout autour du monde : à l’origine, l’idée, le concept. Puis l’intuition cède la place aux règles classiques de la gestion et de la finance : étude de faisabilité, phase de réalisation, suivi sur le long terme et évaluation ou, plus clairement, retour sur investissement !

Le poids économique de la culture est en effet incontestable : en 2002, les seules industries culturelles représentaient 12 % du PIB américain, 3,8 % du PIB canadien et déjà, en 2006, 1,48 % du PIB chinois. Les grandes économies l’ont compris et les décideurs également : au-delà du secteur culturel lui-même, la création développe par cercles concentriques l’innovation dans tous les autres secteurs de l’économie et dans la société. Décider d’investir dans la culture ne se fait donc pas à la légère, et encore moins seul : l’investissement culturel a ceci de particulier qu’il fédère majoritairement les acteurs économiques, des collectifs d’investisseurs, les donateurs et mécènes et les acteurs publics. La culture est bien un secteur à part, avec des modèles innovants de financement, et un secteur stratégique.

Comment, alors, mesurer les retombées non-économiques de la culture ? Si l’étude n’ambitionne pas de proposer une grille d’analyse rigide, reste qu’elle offre une boîte à outil précieuse pour le décideur, afin de lui permettre d’évaluer précisément son investissement et de le justifier auprès de ceux qui en douteraient encore. Huit grands types d’enjeux émergent de l’enquête réalisée : quatre grands enjeux économiques liés au rayonnement et à la notoriété, au développement économique, à l’économie de la connaissance, enfin à la valorisation du patrimoine. Les quatre autres enjeux relèvent de la dimension sociétale : cohésion sociale et culture d’entreprise sont renforcées, la responsabilité sociétale de l’investisseur également, l’offre et les usages se développent dans le secteur culturel, enfin la création et l’expression artistiques sont renouvelées.

Les prochaines étapes sont identifiées : cette grille d’analyse est un premier pas vers une évaluation de l’empreinte culturelle de chaque investissement. L’enquête menée valorise l’entrepreneur culturel et conclut à la nécessité de renforcer la compétitivité de l’économie par la culture. Cette ambition passe par la constitution de clusters fédérant les différents acteurs impliqués dans chaque projet. Enfin, dernière proposition : inventer un financement nouveau et original pour la culture, responsable et performant grâce à l’épargne « culturelle » et « engagée ».

En complément de l’étude, quatre études de cas pour des projets innovants : le centre Pompidou Metz, le Festival d’Aix en Provence, la numérisation de la bibliothèque royale de Belgique, le Design Fashion Architecture (DUTCH) aux Pays-bas.

> Télécharger l’étude

Année: 
2011
Image: 
Partie PDF/Flipbook
Pouvoir télécharger le PDF: 
Pas disponible au Téléchargement