De tous les genres littéraires, la bande-dessinée rebondit sur le numérique. Grâce notamment à la prolifération des plate-formes qui lui sont dédiées et au dynamisme des réseaux sociaux d’artistes, d’éditeurs et de lecteurs.
Des réseaux d’artistes, une communauté qui attire éditeurs et lecteurs.
Pour se faire promouvoir les auteurs/dessinateurs boudent les maisons d’édition et utilisent directement les plate-formes de partage. Le réseau social d’artistes se met en place via des collectifs d’auteurs, comme le collectif 8Comix, créé à l’initiative de 8 artistes qui mettent en ligne gratuitement et collectivement du contenu inédit ou Delitoon, adaptation française du concept coréen de Webtoon, qui diffuse gratuitement des BD numériques et offre la possibilité de les lire en streaming grâce à son modèle économique financé par la publicité. Un espace entièrement consacré aux dessinateurs leur permet de poster leurs créations directement sur le site, de recevoir les commentaires des lecteurs et d’attirer l’attention des éditeurs. Cette proximité entre auteurs et lecteurs de bande-dessinées a aussi permis l’émergence de plate-formes de crowdfunding, jusqu’alors surtout utilisées dans l’industrie musicale, sur le modèle de MyMajorCompany. Ainsi, l’interface Sandawe offre la possibilité aux lecteurs férus de bande-dessinées de participer au financement des albums de leurs artistes préférés.
La BD numérique : 77 millions de téléchargements et 70 millions de dollars de chiffre d’affaires.
La bande-dessinée 2.0 connait un plein essor. La plate-forme Comixology, leader sur le marché de la BD numérique, présente des chiffres éloquents : 77 millions de BD téléchargées depuis le lancement de la plate-forme et 70 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2012, soit une multiplication par 3.5 des 19 millions réalisés en 2011. Son succès s’explique par la combinaison d’applications mobiles et d’une interface web qui permet de synchroniser l’achat de bande-dessinées sur différents supports.
Une segmentation des interfaces, de la création à la distribution, en passant par le financement et l’édition.
Alors que certains projets d’éditeurs généralistes cherchent à développer un modèle universel d’intégration, la bande dessinée 2.0 montre après l’échec de Manolosanctis, qui alliait un service de lecture streaming, une plateforme de création et diffusion et une maison d’édition communautaire que les seuls modèles économiques viables sont des plateformes segmentées et répondant aux attentes des parties prenantes.
Ces réussites propres à la bande-dessinée confirment la tendance d’une segmentation des usages, approche dont les pouvoirs publics devraient utilement s’inspirer.
Pour en savoir plus, un article CULTURE IS FUTURE sur Manolosanctis :
Pour en savoir plus sur les éditeurs numériques francophones, vous pouvez vous référer à la lsite publiée par EditeursNumériques :

Seven Years : Age of reason ?, by Bain & Cie
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The Fabric of innovation – Management and creation, perspectives for the economic growth
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New generations and digital culture
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Mastering tempo in creative and media industries, by Ernst Young
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Culture, reasons to hope. Creation and creators, by Louvre Alliance.
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