Le CNC a publié en décembre 2011 une étude sur « l’emploi dans les films cinématographiques ». 528 films sur quatre années (2006 à 2009), sont analysés.
Chiffres clés du CNC – sur la période 2006 - 2009
Films agréés par le CNC (602) : 23.4 % en 2006, 25.9 % en 2007, 25.6 % en 2008, 25.1 % en 2009
CREDIT D’IMPOTS Films et le crédit d’impôts (de 2006 à 2009) : 426 (70.8%) avec crédit d’impôt, 176 (29.2%) sans crédit d’impôt.
EMPLOI Echantillon de l’étude : 518 films (périmètre d’analyse du Groupe Audiens), chiffres de la production: 100 770 intermittents, 576M euros de masse salariale (artistes, cadres et non cadres)
CATEGORIE SOCIO-PROFESSIONNELLE 7,9% cadres, 19.9 % non cadres, 72.2 % artistes
Quelques enseignements…
Fiscalité et emploi
Soulignant l’importance de la coopération publique-privée dans le secteur culturel au-delà de la subvention ou du conventionnement, l’étude montre le rôle déterminant de la fiscalité.
Une des tendances est le nombre de bénéficiaires du crédit d’impôt : 78.8 % des films de l’échantillon en ont bénéficié. Le crédit d’impôt se traduit par une baisse de l’impôt sur les sociétés productrices. A titre d’exemple, la loi cadre votée en 2004 prévoit en France un abattement fiscal de 20 % et permet ainsi l’augmentation du nombre de tournages sur le territoire.
Par ailleurs, les films bénéficiaires du crédit d’impôt emploient davantage d’intermittents : les emplois artistiques mobilisent 81 % des intermittents contre 60,9% pour les films sans crédit d’impôts.
L’hexagone n’est pas le seul à recourir au crédit d’impôt pour soutenir son développement économique et culturel. En 2009, le crédit d’impôt « film » à la Nouvelle Orléans a permis la création de 7 000 emplois dans l’industrie cinématographique et que pour 1 dollar investi, 6,64 dollars de retombées ont été calculés (étude de Kurt Salmon pour Forum d’Avignon 2010).
Répartition des profils d’emploi dans le secteur cinématographique français
L’étude souligne une nette diminution de la part de la masse salariale « cadres » au profit des artistes interprètes au fur et à mesure de l’augmentation de devis (passant de 49,5% pour les films à moins de 1M d’euros à 34.4 % pour les films à plus de 7M d’euros). Les cadres du cinéma constituent le coût fixe lié au budget d’un film. La part de ces derniers diminue significativement corrélativement avec l’augmentation du budget où sera alors privilégié le capital créatif de l’œuvre, à travers l’augmentation du nombre d’artistes interprètes (passant de 22.2% pour les films à moins de 1M d’euros à 30.9% pour les films à plus de 7M d’euros).
Sources :

Mastering tempo in creative and media industries, by Ernst Young
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Culture, reasons to hope. Creation and creators, by Louvre Alliance.
» See publication

The Fabric of innovation – Management and creation, perspectives for the economic growth
» See publication

Seven Years : Age of reason ?, by Bain & Cie
» See publication

New generations and digital culture
» See publication