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Novembre 2011
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Débats
2011 : la parole aux artistes - la propriété intellectuelle.
Préparez
les débats et découvrez les articles CULTURE IS FUTURE.
Avec en exclusivité pour la
quatrième édition du Forum :
- Interviews: Paul
Andreu, Jean-Jacques Annaud, Nabil Ayouch, Philippe Claudel,
Jean-Pierre et Luc Dardenne, Wim Delvoye, Laurence Equilbey, Jochen
Gerz, Jul, Radu Mihaileanu, Christopher Miles, Christine Orban, ORLAN,
Jean-Marie Perier, Plantu, Marjane Satrapi, Kjetil Tredal Thorsen,
Barthélémy Toguo, Totonho, Natacha Wolinski.
- Les
articles CULTURE IS FUTURE
La parole aux artistes
Le Forum d’avignon a interviewé 25 artistes internationaux pour préparer le débat sur la propriété intellectuelle. Extraits.
Retrouvez l’intégralité des réponses sur notre site.
Dans quelle mesure les innovations technologiques ont-elles fait évoluer votre métier ?
JUL, dessinateur, France
J'appartiens à la minorité des dessinateurs de bande-dessinée de ma
génération à ne pas du tout utiliser d'ordinateur pour réaliser leurs
planches, en particulier pour la mise en couleur que j'effectue au
pinceau, de manière assez semblable à celle du 13e siècle.
En revanche, le travail de dessinateur de presse à été bouleversé par
les nouveaux moyens de transmission, scans portatifs, wifi, téléphonie,
qui permettent d'envoyer des documents exploitables par tous médias en
temps record, et ainsi de travailler depuis un hamac à Honolulu.
Wim DELVOYE, artiste plasticien, Belgique
La technologie a tout changé et m’a émancipé en tant qu’artiste. En
même temps, cela m’a aussi rendu plus dépendant d’autres gens. Elle
m’oblige à collaborer avec des spécialistes et à m’intéresser à plus de
sujets. Grâce à la technologie mes travaux sont plus diversifiés et
plus ambitieux. Nous sommes toujours aussi ambitieux que la technologie
que nous utilisons. Grâce à la technologie je peux être également mon
propre agent. Cela change beaucoup la relation entre la périphérie et
le centre. Je vis dans la banlieue de Ghent : grâce à Internet les
artistes à la fois peuvent être locaux et mondiaux à la fois. L’art est
beaucoup plus une affaire « holistique » depuis que nous avons ces
nouvelles technologies. Sérieusement, je pense que montrer quelque
chose sur Youtube, etc. est aussi important que le montrer au MOMA à
New-York.

Laurence EQUILBEY, chef d’orchestre, France
Une expérience récente pour vous répondre: j'ai développé récemment un
diapason électronique, pour supplanter le très ancien diapason à deux
branches. Ce nouveau diapason peut donner n'importe quel ton, dans
n'importe quel mode, tempéré ou non ; on peut également l'utiliser à
l'aveugle. Les possibilités techniques des chanteurs sont
considérablement élargies, l'accès aux micros-intervalles est rendu
possible, alors qu'il était réservé jadis à la seule électronique. J'ai
commandé et créé des œuvres qui utilisent les potentialités de cette
machine. Pour moi c'est une vraie révolution.
Radu MIHAILEANU, réalisateur et scénariste, France
Aujourd'hui tous les scénaristes écrivent sur des ordinateurs, certains
utilisant des logiciels pour l’écriture et la mise en page (pas moi).
Le grand avantage est qu'on "monte" en écrivant, changeant la place des
scènes, les raccourcissant, etc., ce qu'auparavant on faisait au ciseau
et avec de la colle. Ensuite, on rédige des devis et des plans de
financement sur des logiciels appropriés, ce qui nous économise un
temps infini. De même pour les plans de travail, les situations
budgétaires, etc. De plus en plus de tournages s'effectuent aujourd'hui avec des caméras
numériques. Même si cela n'a pas encore tout à fait atteint la qualité
du 35mm, le numérique apporte des solutions en lumière, en flexibilité
de tournage, en terme de coût, en possibilités d'étalonnage. Tous les
films se montent aujourd'hui en virtuel, on ne coupe plus, au moment du
montage, la pellicule. De même pour le son, que ce soit des dialogues
ou de la musique, avec une qualité exceptionnelle. Enfin, de plus en plus les films sont projetés en numérique,
s'acheminent vers les salles de cinéma du monde entier soit pas
internet, soit par satellite. Cela a apporté des économies, des
souplesses d'exploitation, mais aussi des dangers, mettant en péril la
diversité.
Christopher MILES, réalisateur
La technologie a révolutionné la production de films – non la structure
ou l’écriture des idées, mais la fabrication réelle des images, sons et
leur projection dans un cinéma. A gauche, je suis à coté d’une camera
Oanavision 35mm, la dernière technologie en 1976. L'idée de 24 images
par seconde n'a pas changé depuis les frères Lumières. Mais avec
l'invention de la caméra vidéo à droite (une Sony EX3), qui utilise une
carte mémoire au lieu d'une pellicule, il n'y a pas de mécanique en
mouvement. Cela fait sans doute un appareil beaucoup plus léger et plus
portable, car, même avec un zoom la caméra Sony pèse moins d'un quart
de la Panavision avec une pellicule et une lentille semblable, et à 60
000$, soit un quart du prix. Les deux caméras donnent des résultats
similaires (format : jpeg200 Digital Cinema Package) sur un grand
écran.
La légèreté accélère le tournage, et permet aux réalisateurs de filmer
où, quand et avec la lumière qu’ils souhaitent, et dans presque
n’importe quelle circonstance. La pellicule elle-même est très
chère et lourde, une bobine de 1 000 pieds (environ 305 mètres), comme
sur la photographie ci-contre, ne dure que onze minutes et lorsque cela
sera développé et imprimé, cela aura coûté environ 850$. Alors que la
meilleure carte mémoire coûte à peu près la moitié pour 80 minutes de
film…et vous pouvez réutiliser la carte ! Par ailleurs, 11 minutes de
pellicule de 35mm pèse 5,2 kilogrammes alors que 80 minutes sur une
carte mémoire pèse 3 grammes ! Alors même que j’écris que ces
améliorations ont été faites, la dernière caméra Arri Alexa peut même
imiter la lumière des caméras avec pellicule, Je ne comprends pas
pourquoi quelqu’un voudrait revenir en 1890 et aux frères Lumières.
Cela m’intrigue… la nostalgie de la griffe peut-être ?
Le numérique a aussi grandement changé les métiers du film, et tout le
travail de post-production. Et en particulier dans le milieu de «
l’imagerie informatique » où tout est maintenant possible, où même les
poules peuvent avoir des dents. Vous ne pouvez également plus
voir les « raccords » à l’écran, comme on pouvait les voir lorsque les
effets visuels étaient réalisés par un laboratoire cinématographiques
et non par ordinateur.

Jean-Marie PERIER, photographe
Toute innovation me semble primordiale. Il faut l'apprendre, quitte à
la laisser de côté après. Ce sont les appareils photo et les
ordinateurs qui m'ont le plus donné envie de travailler. Il est curieux
de constater que ce sont les techniciens et les industriels qui
inventent les artistes et non le contraire. En 1962, lorsque Nikon a
sorti l'appareil réflex, il a inventé des milliers d'artistes grâce à
sa machine. Quant à Steve Jobs, je ne vous en parle même pas...
Comment
percevez-vous la réutilisation de vos œuvres par d’autres ?
Paul ANDREU, architecte, France
Tout artiste se nourrit des autres, de tous les autres : il prend (il
doit être libre de le faire) et transforme (c’est une obligation pour
le moins morale), il accepte, et s’honore que ses œuvres en nourrissent
d’autres. Le monde des idées et de l’art est un monde d’échanges et de
développements collectifs. Il est précieux pour tous, il faut le
protéger des pilleurs.

Philippe CLAUDEL, réalisateur, France
L'œuvre
est une matière magnifiquement volatile. Elle naît chez l'un, mais
n'existe que si le regard de l'autre la considère. Aussi ne faut-il pas
s'étonner de sa diffusion. Elle essaime et fertilise. Cela a toujours
été. La littérature est une vaste entreprise de recyclage. Il faut bien
sûr distinguer le plagia pur et simple, stérile et condamnable, des
emprunts, hommages, généalogies de créations, dettes, qui eux sont
vivifiants et stimulants.
Christine ORBAN, écrivain
Je ne suis pas philosophe, juste romancière… Mais quand il arrive
qu’une de mes phrases soit reprise cela me fait plaisir, à condition
bien sûr que l’on me cite.
ORLAN, artiste
Je trouve intéressante la réutilisation de mon œuvre par d’autres à
condition qu’ils soient honnêtes et le fassent savoir, qu’ils s’en
servent pour créer leurs propres œuvres et pas seulement par facilité –
j’ai moi-même souvent cité mes propres œuvres dans les nouvelles,
pointant la relation intrinsèque d’une œuvre à l’autre…

Kjetil Tredal THORSEN, architecte
La plus grande reconnaissance que quelqu’un puisse recevoir est d’être
copié par les autres. Cependant cela ne signifie pas que j’apprécie
sans rien dire la réutilisation d’idées, de concepts ou de solutions
par d’autres, mais il faut soutenir ceux qui développent un but commun
en utilisant nos idées pour avancer. Dans notre propre processus, nous essayons toujours de “nous
réinventer” à chaque fois, notamment en réagissant contextuellement à
toute condition donnée. Plus problématique, je trouve irrespectueux les reconstructions ou
modifications de bâtiments que nous avons construits en utilisant
d’autres architectes qui ne s’appuient que sur le coût.

Barthélémy TOGUO, artiste plasticien
Ca ne me dérange pas, tant que le but est la recherche d'une autre
esthétique. C'est comme dans le football, un défenseur sort une balle
dangereuse dans la surface de réparation, la glisse au latéral gauche,
qui prolonge avec la balle sur les côtés, fait une belle passe à
l'ailier qui dribble un adversaire, prolonge la course en vitesse
et sort un centre en hauteur qui tombe directement sur la tête de son
attaquant de pointe en bonne position qui saute plus haut que la
défense adverse et marque un joli but de la tête à l'angle de la
lucarne du gardien. L'artiste a le droit de prolonger une action
entreprise par un autre.
TOTONHO, artiste
Je suis un peintre, pas un prophète. Si je pouvais seulement prédire le
futur… J’espère que mes peintures sensibilisent les enfants – artistes,
politiciens et entrepreneurs de demain, et donne naissance à une vision
plus respectueuse de la planète.
Dans
10 ans, à qui confierez la gestion des droits de vos œuvres ?
Jean Jacques ANNAUD, réalisateur, France
Le droit d'auteur, comme le droit moral de celui qui a conçu un
tableau, un roman, une symphonie a été un combat pour tous les auteurs
de tous les pays et de tous les temps. Il a été mené et gagné d'abord
en France. Revenir sur cette victoire du respect du créateur me semble
une funeste régression. Mais je comprends l'excitation qu'il y aurait
pour un nouveau re-créateur de découper les toiles de Leonard de Vinci,
de Friedrich et de Monet pour en faire un génial collage qui
deviendrait son œuvre.
Je ne me préoccupe guère de mes travaux passés, à condition qu'on les
laisse faire leur chemin, fleurir ou mourir dans l'état que j'ai voulu
pour eux.

Nabil AYOUCH, réalisateur
Le respect du droit moral est fondamental mais ne concernera pas
(uniquement) le gestionnaire des droits de mes œuvres. C'est une
question qui relève des autorités publiques et de la perception que les
futurs "consommateurs" de mes films auront des droits d'auteur dans
vingt ans. L'éducation a un rôle très important à jouer dans ce
domaine. L'arrivée des nouvelles technologies ne doit pas engendrer une
relation de méfiance entre les créateurs et leur public. Elle doit
engendrer de nouveaux comportements, de nouvelles manières
d'appréhender l'œuvre et son rapport au temps.

Jean Pierre et Luc DARDENNE, réalisateurs
Nous confierions la gestion des droits de nos œuvres à celui qui en
assurera la plus grande diffusion dans le respect du droit moral.

Jochen GERZ, artiste plasticien
Je confierais la gestion à quelqu’un qui garantisse sa circulation.
Décider autrement montrerait que j’ai peu de confiance en mon œuvre et
ses droits moraux…

PLANTU, dessinateur
Dans 10 ans je continuerai encore à m’en occuper des droits de mes
dessins. Je tiens à veiller à ce qu’ils soient bien respectés : il ne
s’agit pas seulement de défendre les droits des images, nous nous
battons aussi pour faire respecter nos droits à une image
journalistique, éditoriale et responsable. Les médias demandeurs
doivent le comprendre. Mes dessins ne sont pas anodins et il n’est pas
question que mes caricatures se retrouvent sur n’importe quel support.
Tout a du sens et notre époque oublie un peu trop souvent qu’un dessin
de presse politique est porteur d’un message précis ; il ne s’agit pas
seulement de belles images qui serviraient à faire de jolies taches sur
la maquette des pages. Une caricature est le fruit d'un travail et elle véhicule une pensée
éditoriale qui doit toujours être maîtrisée. C’est un combat de tous
les jours. Il n'y a pas de journée sans que nous ne soyons obligés de
batailler pour faire respecter nos droits de dessinateurs de presse.
J’ai une assistante au journal qui veille à tout cela afin de me
protéger. Quant à la gestion du stock d’originaux, nous sommes en
pourparlers depuis plusieurs années avec l’IMEC (Institut de la mémoire
Contemporaine) qui souhaite stocker les dessins dans son centre de
documentation près de Caen. Les chercheurs, les étudiants et les
journalistes peuvent, après autorisation, consulter tous les fonds de
la culture contemporaine. L’avantage de l’IMEC est que l’auteur peut à
tout moment reprendre son stock d’originaux ; ce que ne propose pas la
BNF (lorsqu’on lui donne un fond, c’est pour toujours).

Marjane SATRAPI, réalisatrice
Par ceux qui défendront le mieux l'intégrité de mes œuvres, qui ne
feront pas n'importe quoi pour de l'argent. En fait, c'est à moi-même
que je confierais la gestion des droits de mes œuvres. Et après.... je
ne compte pas mourir d'aussitôt.

Natacha WOLINSKI, écrivain
Dans dix ans, l'autoédition se sera développée et perfectionnée. Il est
assez tentant de s'autonomiser du système éditorial actuel où
l'écrivain ne touche que 10% de droits d'auteurs...
Lire
l’intégralité des réponses en ligne
Les articles CULTURE IS FUTURE !
La webographie internationale du Forum :
déjà en ligne plus de
100 articles de décryptage au quotidien de l’actualité internationale
des sujets du laboratoire d’idées du Forum d’Avignon.
DEBAT 2011 - Propriété intellectuelle - Les artistes reprennent leurs droits
Nouveau défi pour l’industrie musicale : grâce à une clause de leur
contrat, des artistes pourraient devenir propriétaires des leurs
anciens enregistrements.En effet, le copyright, révisé en 1976 aux
Etats Unis, précise que les artistes peuvent, en invoquant le droit de
résiliation, réclamer la propriété de leurs enregistrements.
Lire l'intégralité de l'article Qui est Barthélémy Toguo ?
 «Nous sommes tous en transit permanent... On part d'un lieu pour un
autre à l'aide de différents moyens tout en emportant avec nous, lors
de ces voyages, notre culture qui va à la rencontre de l'autre ».
Artiste plasticien camerounais reconnu internationalement, Barthélémy
Toguo est un défenseur actif de l’activité culturelle et de la
préservation de l’art en Afrique.
Lire l'intégralité de l'article
Qui est Marjane Satrapi ?
Invitée
au Forum d’Avignon 2009, Marjane Satrapi a participé au débat « La
culture pour penser demain ». Selon elle, la culture joue un rôle
éminemment politique au sens grec du terme : « je crois profondément à
l’instruction et à l’initiation à l’art comme seules réponses contre le
fanatisme ».
Lire l'intégralité de l'article
Qui est Souleymane Cissé ?
Souleymane Cissé, cinéaste malien né en 1940, joue un rôle majeur pour la
reconnaissance du cinéma africain sur la scène internationale. « Il
nous faut créer nos propres marchés et pouvoir nous appuyer sur un
public local ». Fidèle du Forum depuis son origine en 2008, Souleymane
a participé en 2010 au débat « Nouveaux accès, nouveaux usages à l’ère
numérique : La culture pour chacun ? »
Lire l'intégralité de l'article
Qui est Totonho ?
Il
y a presque 40 ans, Antonio de Araujo Pereita, connu sous le pseudonyme
Totonho, déménagea de la campagne de l’état de Bahia à sa capital,
Salvador. Après une enfance idyllique dans la ferme de ses grands
parents, déménager dans une ville fut un grand choc de culture. Mais le
vrai choc fut quelques années après lorsqu’il retourna sur son lieu de
naissance.
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Qui est Jul ?
Dessinateur
de presse et auteur de bande dessinée, Jul a d’abord fait de longues
études. Agrégé d’histoire, chercheur en sinologie, reçu à l’Ecole
Normale Supérieure, Jul a également enseigné l’histoire chinoise. Mais
il décide finalement de se consacrer au dessin et commence à croquer
pour le Nouvel Observateur, puis pour Charlie Hebdo en 2001.
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Qui est Gloria Friedmann ?
«
En tant qu’artiste plasticienne, je représente plutôt une petite
entreprise de la culture. Je travaille dans mon atelier, seule, aidée
simplement d’un assistant. Mes œuvres ne sont pas conçues comme des
produits d’une industrie culturelle, mais comme des œuvres uniques. »
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Qui est la société des auteurs audiovisuels ?
La
société des auteurs audiovisuels représente 25 sociétés européennes de
gestion collective des auteurs audiovisuels, c'est-à-dire plus de 118
000 auteurs et réalisateurs dans 17 pays. Elle a publié en février un
livre blanc sur les droits et la rémunération des auteurs audiovisuels
en Europe, cité depuis par la Commission européenne ou l’Organisation
Mondiale de la Propriété Intellectuelle et l’UNESCO.
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DEBAT 2011 – Propriété Intellectuelle - Apple, un brevet pour empêcher de filmer les concerts
Apple
a déposé en juin un brevet pour une nouvelle génération de caméra pour
appareils mobiles, une technologie qui permettrait d’empêcher les
utilisateurs de filmer des concerts. Le système pourrait servir
aux industries musicale et cinématographique pour faire respecter les
interdictions d’enregistrement durant les spectacles et dans les salles
de cinéma. Le système consiste en un capteur infrarouge invisible dans
les appareils mobiles avec une caméra intégrée - téléphones,
appareils photos ou caméras.
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DEBAT 2011 - Propriété intellectuelle - La rispote graduée en GB, USA et Nouvelle Zélande
Suite
à la publication des conclusions du rapport Hargreaves , le
gouvernement britannique a depuis précisé sa position. Tout
d’abord, la copie de CD et de DVD au format numérique, pour utilisation
privée, va être autorisée sans s’accompagner de compensation pour les
producteurs de contenus. Dans de nombreux pays, en France, Espagne et
Allemagne notamment, les supports permettant la copie privée font
l’objet d’une taxe, une part du prix étant reversée aux sociétés de
gestion collective.
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Toujours plus loin - Propriété Intellectuelle et Croissance : nouvelle approche du copyright en Grande Bretagne
Le
18 mai dernier, Ian Hagreaves, titulaire de la chaire d’économie
numérique à l’Ecole de journalisme de Cardiff, a rendu publique son
étude « Digital opportunity, a review of Intellectual Property and
Growth » commanditée par David Cameron. Heargreaves y expose de façon
claire les déficiences du système actuel et propose de nouvelles
mesures pour une propriété intellectuelle efficace qui protège et
permette la création.
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Toujours plus loin - Propriété Intellectuelle : la loi PIPA
Approuvé
le mois dernier, le texte de loi PIPA (Protect IP Act - Preventing Real
Online Threats to Economic Creativity and Theft of Intellectual
Property Act of 2011.), aussi connu comme United States Senate Bill
S.968, a pour ambition de lutter contre les sites « pirates » qui
fournissent illégalement l’accès à des œuvres protégées, en refusant
l’accès et la connexion à ces sites, particulièrement ceux inscrits en
dehors des Etats Unis et en donnant des pouvoirs inédits de répression
au ministère fédéral.
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Toujours plus loin - Allemagne et droit d’auteur, vers une nouvelle loi ?
En
mai dernier, Bernd Neumann, ministre d’état auprès du chancelier
fédéral pour la culture et les médias, a annoncé lors d’une
conférence de presse une réforme des lois du droit d’auteur. Il a
signalé que cela se ferait en faveur des auteurs et des créateurs et
non des utilisateurs. Il se pose ainsi en opposition au projet
équivalent à la licence globale proposant un impôt forfaitaire
pour la culture qui avait été avancé par les verts il y a peu, puis
rejeté.
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DEBAT 2011 – Propriété Intellectuelle - Accord entre Baidu et les Majors
Mettant
fin à un long bras de fer judiciaire, Baidu, le moteur de recherche
chinois contrôlant 76% du marché national, a signé un accord le 19
juillet avec trois majors de l’industrie musicale : Universal Music,
Warner Music et Sony Music, Universal Music, Warner Music et Sony
Music, réunies dans le joint venture One-Stop. Le partenariat a pour
objectif de lutter contre le piratage en permettant à Baidu de proposer
une offre légale depuis son site.
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Toujours plus loin – Un nouveau chapitre pour Google et les éditeurs français
L’éditeur
Hachette Livre et Google ont communiqué le 28 juillet 2011 les
conditions de leur accord pour la numérisation d’œuvres commercialement
indisponibles. Seraient concernés près de 50 000 ouvrages épuisés dont
les droits sont détenus par le groupe d’édition français. Trois
principes guident cet accord afin de respecter les droits des auteurs
et des éditeurs. Arnaud Nourry, PDG de Hachette Livres témoigne « c’est
un cadre permettant de repartir sur de nouvelles bases, équitables,
équilibrées et respectueuses de nos droits et de nos auteurs ».
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Toujours
plus loin - The social Netbook : Livre augmenté recherche réseau social
Alors
que Facebook proposait déjà de créer votre « bibliothèque visuelle »
pour lister et recommander à vos amis tous les livres que vous
aviez lus, les réseaux sociaux spécialisés dans les livres se
multiplient. En France, Babelio
existe depuis 2007, proposant des extraits de bande dessinée, des
critiques, des citations, des classements de popularité par catégories,
etc. et permettant à chacun de partager ses lectures. Leur volonté :
propager le bouche à oreille.
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Toujours plus loin - Orbooks réinvente l'édition avec un modèle économique innovant
Refusant
les codes traditionnels de l’édition, les éditeurs de « orbooks » ont
mis en place un modèle innovant au centre duquel trône le lecteur.
Préférant la sélection d’ouvrages (nouveautés et auteurs établis) à la
distribution massive, ceux-ci ont avant tout misé sur le design, la
qualité et une promotion originale de leurs publications (Internet,
vidéos, articles…). Lire l'intégralité de l'article
Le saviez-vous ? Le piratage du livre numérique coûte 3$ milliards aux éditeurs américains
Quelles
pertes le piratage engendre-t-il réellement pour l’industrie du Livre ?
Comment les grands acteurs du marché, tels que les maisons d’éditions,
peuvent-ils réagir à ce phénomène ? Cet article, publié en mars 2010,
confronte la réalité du piratage à ses effets réels sur les industries
du livre, présentant notamment des chiffres relatifs au coût du
piratage pour les maisons d’édition américaines.
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Le saviez-vous ? 65% des internautes américains ont payé pour du contenu en ligne
Le
centre de recherche américain Pew a récemment publié en décembre 2010
une étude concernant les habitudes de consommation des américains sur
internet. On peut ainsi apprendre que 65% des internautes ont payé pour
télécharger ou accéder en ligne à des contenus culturels. On peut
également y apprendre que plus de 40% des internautes dépensent entre
1$ et 10$ par mois pour accéder à des contenus en ligne.
Lire l'intégralité de l'article
Le saviez-vous ? 50% des internautes ont téléchargé une musique sans la payer ces trois derniers mois
Le
MIDEM a publié avec l'institut Nielsen, en décembre 2010, une étude
concernant les habitudes de consommation des internautes vis à vis de
la musique. Selon l'enquête réalisée en septembre 2010, plus de 50% des
internautes ont téléchargé une musique sans la payer ces trois derniers
mois (pas forcément illégalement). Lire l'intégralité de l'article
Le saviez-vous ? Streaming et téléchargement, les chiffres de consommation en ligne
Selon
le baromètre REC de l’institut GFK à propos des usages numériques des
Français (une enquête réalisée auprès de 1000 internautes français âgés
de 15 à 65 ans), la musique en streaming, « c'est-à-dire écoutée via
Internet en continu sans avoir à télécharger les morceaux » représente
désormais plus de 51% des écoutes sur le Web, dépassant ainsi le
téléchargement qui représente 49%.
Lire l'intégralité de l'article
LE
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