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Novembre 2011
Débats 2011 : la parole aux artistes - la propriété intellectuelle.
Préparez les débats et découvrez les articles CULTURE IS FUTURE.

Avec en exclusivité pour la quatrième édition du Forum :
  • Interviews: Paul Andreu, Jean-Jacques Annaud, Nabil Ayouch,  Philippe Claudel, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Wim Delvoye, Laurence Equilbey, Jochen Gerz, Jul, Radu Mihaileanu, Christopher Miles, Christine Orban, ORLAN, Jean-Marie Perier, Plantu, Marjane Satrapi, Kjetil Tredal Thorsen, Barthélémy Toguo, Totonho, Natacha Wolinski.

  • Les articles CULTURE IS FUTURE

La parole aux artistes

Le Forum d’avignon a interviewé 25 artistes internationaux pour préparer le débat sur la propriété intellectuelle. Extraits.
Retrouvez l’intégralité des réponses sur notre site.



Dans quelle mesure les innovations technologiques ont-elles fait évoluer votre métier ?


JUL, dessinateur, France

J'appartiens à la minorité des dessinateurs de bande-dessinée de ma génération à ne pas du tout utiliser d'ordinateur pour réaliser leurs planches, en particulier pour la mise en couleur que j'effectue au pinceau, de manière assez semblable à celle du 13e siècle.
En revanche, le travail de dessinateur de presse à été bouleversé par les nouveaux moyens de transmission, scans portatifs, wifi, téléphonie, qui permettent d'envoyer des documents exploitables par tous médias en temps record, et ainsi de travailler depuis un hamac à Honolulu.


Wim DELVOYE, artiste plasticien, Belgique
La technologie a tout changé et m’a émancipé en tant qu’artiste. En même temps, cela m’a aussi rendu plus dépendant d’autres gens. Elle m’oblige à collaborer avec des spécialistes et à m’intéresser à plus de sujets. Grâce à la technologie mes travaux sont plus diversifiés et plus ambitieux. Nous sommes toujours aussi ambitieux que la technologie que nous utilisons. Grâce à la technologie je peux être également mon propre agent. Cela change beaucoup la relation entre la périphérie et le centre. Je vis dans la banlieue de Ghent : grâce à Internet les artistes à la fois peuvent être locaux et mondiaux à la fois. L’art est beaucoup plus une affaire « holistique » depuis que nous avons ces nouvelles technologies. Sérieusement, je pense que montrer quelque chose sur Youtube, etc. est aussi important que le montrer au MOMA à New-York.


Laurence EQUILBEY, chef d’orchestre, France

Une expérience récente pour vous répondre: j'ai développé récemment un diapason électronique, pour supplanter le très ancien diapason à deux branches. Ce nouveau diapason peut donner n'importe quel ton, dans n'importe quel mode, tempéré ou non ; on peut également l'utiliser à l'aveugle. Les possibilités techniques des chanteurs sont considérablement élargies, l'accès aux micros-intervalles est rendu possible, alors qu'il était réservé jadis à la seule électronique. J'ai commandé et créé des œuvres qui utilisent les potentialités de cette machine. Pour moi c'est une  vraie révolution.


Radu MIHAILEANU, réalisateur et scénariste, France
Aujourd'hui tous les scénaristes écrivent sur des ordinateurs, certains utilisant des logiciels pour l’écriture et la mise en page (pas moi). Le grand avantage est qu'on "monte" en écrivant, changeant la place des scènes, les raccourcissant, etc., ce qu'auparavant on faisait au ciseau et avec de la colle. Ensuite, on rédige des devis et des plans de financement sur des logiciels appropriés, ce qui nous économise un temps infini. De même pour les plans de travail, les situations budgétaires, etc. De plus en plus de tournages s'effectuent aujourd'hui avec des caméras numériques. Même si cela n'a pas encore tout à fait atteint la qualité du 35mm, le numérique apporte des solutions en lumière, en flexibilité de tournage, en terme de coût, en possibilités d'étalonnage. Tous les films se montent aujourd'hui en virtuel, on ne coupe plus, au moment du montage, la pellicule. De même pour le son, que ce soit des dialogues ou de la musique, avec une qualité exceptionnelle. Enfin, de plus en plus les films sont projetés en numérique, s'acheminent vers les salles de cinéma du monde entier soit pas internet, soit par satellite. Cela a apporté des économies, des souplesses d'exploitation, mais aussi des dangers, mettant en péril la diversité.


Christopher MILES, réalisateur
La technologie a révolutionné la production de films – non la structure ou l’écriture des idées, mais la fabrication réelle des images, sons et leur projection dans un cinéma. A gauche, je suis à coté d’une camera Oanavision 35mm, la dernière technologie en 1976. L'idée de 24 images par seconde n'a pas changé depuis les frères Lumières. Mais avec l'invention de la caméra vidéo à droite (une Sony EX3), qui utilise une carte mémoire au lieu d'une pellicule, il n'y a pas de mécanique en mouvement. Cela fait sans doute un appareil beaucoup plus léger et plus portable, car, même avec un zoom la caméra Sony pèse moins d'un quart de la Panavision avec une pellicule et une lentille semblable, et à 60 000$, soit un quart du prix. Les deux caméras donnent des résultats similaires (format : jpeg200 Digital Cinema Package) sur un grand écran.
La légèreté accélère le tournage, et permet aux réalisateurs de filmer où, quand et avec la lumière qu’ils souhaitent, et dans presque n’importe quelle circonstance.  La pellicule elle-même est très chère et lourde, une bobine de 1 000 pieds (environ 305 mètres), comme sur la photographie ci-contre, ne dure que onze minutes et lorsque cela sera développé et imprimé, cela aura coûté environ 850$. Alors que la meilleure carte mémoire coûte à peu près la moitié pour 80 minutes de film…et vous pouvez réutiliser la carte ! Par ailleurs, 11 minutes de pellicule de 35mm pèse 5,2 kilogrammes alors que 80 minutes sur une carte mémoire pèse 3 grammes ! Alors même que j’écris que ces améliorations ont été faites, la dernière caméra Arri Alexa peut même imiter la lumière des caméras avec pellicule, Je ne comprends pas pourquoi quelqu’un voudrait revenir en 1890 et aux frères Lumières. Cela m’intrigue… la nostalgie de la griffe peut-être ?
Le numérique a aussi grandement changé les métiers du film, et tout le travail de post-production. Et en particulier dans le milieu de « l’imagerie informatique » où tout est maintenant possible, où même les poules peuvent avoir des dents.  Vous ne pouvez également plus voir les « raccords » à l’écran, comme on pouvait les voir lorsque les effets visuels étaient réalisés par un laboratoire cinématographiques et non par ordinateur.


Jean-Marie PERIER, photographe

Toute innovation me semble primordiale. Il faut l'apprendre, quitte à la laisser de côté après. Ce sont les appareils photo et les ordinateurs qui m'ont le plus donné envie de travailler. Il est curieux de constater que ce sont les techniciens et les industriels qui inventent les artistes et non le contraire. En 1962, lorsque Nikon a sorti l'appareil réflex, il a inventé des milliers d'artistes grâce à sa machine. Quant à Steve Jobs, je ne vous en parle même pas...





Comment percevez-vous la réutilisation de vos œuvres par d’autres ?



Paul ANDREU, architecte, France

Tout artiste se nourrit des autres, de tous les autres : il prend (il doit être libre de le faire) et transforme (c’est une obligation pour le moins morale), il accepte, et s’honore que ses œuvres en nourrissent d’autres. Le monde des idées et de l’art est un monde d’échanges et de développements collectifs. Il est précieux pour tous, il faut le protéger des pilleurs.



Philippe CLAUDEL, réalisateur, France

L'œuvre est une matière magnifiquement volatile. Elle naît chez l'un, mais n'existe que si le regard de l'autre la considère. Aussi ne faut-il pas s'étonner de sa diffusion. Elle essaime et fertilise. Cela a toujours été. La littérature est une vaste entreprise de recyclage. Il faut bien sûr distinguer le plagia pur et simple, stérile et condamnable, des emprunts, hommages, généalogies de créations, dettes, qui eux sont vivifiants et stimulants.



Christine ORBAN, écrivain
Je ne suis pas philosophe, juste romancière… Mais quand il arrive qu’une de mes phrases soit reprise cela me fait plaisir, à condition bien sûr que l’on me cite.




ORLAN, artiste
Je trouve intéressante la réutilisation de mon œuvre par d’autres à condition qu’ils soient honnêtes et le fassent savoir, qu’ils s’en servent pour créer leurs propres œuvres et pas seulement par facilité – j’ai moi-même souvent cité mes propres œuvres dans les nouvelles, pointant la relation intrinsèque d’une œuvre à l’autre…





Kjetil Tredal THORSEN, architecte

La plus grande reconnaissance que quelqu’un puisse recevoir est d’être copié par les autres. Cependant cela ne signifie pas que j’apprécie sans rien dire la réutilisation d’idées, de concepts ou de solutions par d’autres, mais il faut soutenir ceux qui développent un but commun en utilisant nos idées pour avancer. Dans notre propre processus, nous essayons toujours de “nous réinventer” à chaque fois, notamment en réagissant contextuellement à toute condition donnée. Plus problématique, je trouve irrespectueux les reconstructions ou modifications de bâtiments que nous avons construits en utilisant d’autres architectes qui ne s’appuient que sur le coût.


Barthélémy TOGUO, artiste plasticien

Ca ne me dérange pas, tant que le but est la recherche d'une autre esthétique. C'est comme dans le football, un défenseur sort une balle dangereuse dans la surface de réparation, la glisse au latéral gauche, qui prolonge avec la balle sur les côtés, fait une belle passe  à l'ailier qui dribble un adversaire, prolonge la course en vitesse  et sort un centre en hauteur qui tombe directement sur la tête de son attaquant de pointe en bonne position qui saute plus haut que la défense adverse et marque un joli but de la tête à l'angle de la lucarne du gardien. L'artiste a le droit de prolonger une action entreprise par un autre.



TOTONHO, artiste

Je suis un peintre, pas un prophète. Si je pouvais seulement prédire le futur… J’espère que mes peintures sensibilisent les enfants – artistes, politiciens et entrepreneurs de demain, et donne naissance à une vision plus respectueuse de la planète.






Dans 10 ans, à qui confierez la gestion des droits de vos œuvres ?

Jean Jacques ANNAUD, réalisateur, France
Le droit d'auteur, comme le droit moral de celui qui a conçu un tableau, un roman, une symphonie a été un combat pour tous les auteurs de tous les pays et de tous les temps. Il a été mené et gagné d'abord en France. Revenir sur cette victoire du respect du créateur me semble une funeste régression. Mais je comprends l'excitation qu'il y aurait pour un nouveau re-créateur de découper les toiles de Leonard de Vinci, de Friedrich et de Monet pour en faire un génial collage qui deviendrait son œuvre.
Je ne me préoccupe guère de mes travaux passés, à condition qu'on les laisse faire leur chemin, fleurir ou mourir dans l'état que j'ai voulu pour eux.
 

Nabil AYOUCH, réalisateur

Le respect du droit moral est fondamental mais ne concernera pas (uniquement) le gestionnaire des droits de mes œuvres. C'est une question qui relève des autorités publiques et de la perception que les futurs "consommateurs" de mes films auront des droits d'auteur dans vingt ans. L'éducation a un rôle très important à jouer dans ce domaine. L'arrivée des nouvelles technologies ne doit pas engendrer une relation de méfiance entre les créateurs et leur public. Elle doit engendrer de nouveaux comportements, de nouvelles manières d'appréhender l'œuvre et son rapport au temps.





Jean Pierre et Luc DARDENNE, réalisateurs

Nous confierions la gestion des droits de nos œuvres à celui qui en assurera la plus grande diffusion dans le respect du droit moral.







Jochen GERZ, artiste plasticien

Je confierais la gestion à quelqu’un qui garantisse sa circulation. Décider autrement montrerait que j’ai peu de confiance en mon œuvre et ses droits moraux…




PLANTU, dessinateur

Dans 10 ans je continuerai encore à m’en occuper des droits de mes dessins. Je tiens à veiller à ce qu’ils soient bien respectés : il ne s’agit pas seulement de défendre les droits des images, nous nous battons aussi pour faire respecter nos droits à une image journalistique, éditoriale et responsable. Les médias demandeurs doivent le comprendre. Mes dessins ne sont pas anodins et il n’est pas question que mes caricatures se retrouvent sur n’importe quel support. Tout a du sens et notre époque oublie un peu trop souvent qu’un dessin de presse politique est porteur d’un message précis ; il ne s’agit pas seulement de belles images qui serviraient à faire de jolies taches sur la maquette des pages. Une caricature est le fruit d'un travail et elle véhicule une pensée éditoriale qui doit toujours être maîtrisée. C’est un combat de tous les jours. Il n'y a pas de journée sans que nous ne soyons obligés de batailler pour faire respecter nos droits de dessinateurs de presse. J’ai une assistante au journal qui veille à tout cela afin de me protéger. Quant à la gestion du stock d’originaux, nous sommes en pourparlers depuis plusieurs années avec l’IMEC (Institut de la mémoire Contemporaine) qui souhaite stocker les dessins dans son centre de documentation près de Caen. Les chercheurs, les étudiants et les journalistes peuvent, après autorisation, consulter tous les fonds de la culture contemporaine. L’avantage de l’IMEC est que l’auteur peut à tout moment reprendre son stock d’originaux ; ce que ne propose pas la BNF (lorsqu’on lui donne un fond, c’est pour toujours).



Marjane SATRAPI, réalisatrice

Par ceux qui défendront le mieux l'intégrité de mes œuvres, qui ne feront pas n'importe quoi pour de l'argent. En fait, c'est à moi-même que je confierais la gestion des droits de mes œuvres. Et après.... je ne compte pas mourir d'aussitôt.





Natacha WOLINSKI, écrivain

Dans dix ans, l'autoédition se sera développée et perfectionnée. Il est assez tentant de s'autonomiser du système éditorial actuel où l'écrivain ne touche que 10% de droits d'auteurs...





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Les articles CULTURE IS FUTURE !

La webographie internationale du Forum : déjà en ligne plus de 100 articles de décryptage au quotidien de l’actualité internationale des sujets du laboratoire d’idées du Forum d’Avignon.

DEBAT 2011 - Propriété intellectuelle - Les artistes reprennent leurs droits
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Nouveau défi pour l’industrie musicale : grâce à une clause de leur contrat, des artistes pourraient devenir propriétaires des leurs anciens enregistrements.En effet, le copyright, révisé en 1976 aux Etats Unis, précise que les artistes peuvent, en invoquant le droit de résiliation, réclamer la propriété de leurs enregistrements.

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Qui est Barthélémy Toguo ?
1

«Nous sommes tous en transit permanent... On part d'un lieu pour un autre à l'aide de différents moyens tout en emportant avec nous, lors de ces voyages, notre culture qui va à la rencontre de l'autre ». Artiste plasticien camerounais reconnu internationalement, Barthélémy Toguo est un défenseur actif de l’activité culturelle et de la préservation de l’art en Afrique.
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Qui est Marjane Satrapi ?
1Invitée au Forum d’Avignon 2009, Marjane Satrapi a participé au débat « La culture pour penser demain ». Selon elle, la culture joue un rôle éminemment politique au sens grec du terme : « je crois profondément à l’instruction et à l’initiation à l’art comme seules réponses contre le fanatisme ».
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Qui est Souleymane Cissé ?
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Souleymane Cissé, cinéaste malien né en 1940,  joue un rôle majeur pour la reconnaissance du cinéma africain sur la scène internationale. « Il nous faut créer nos propres marchés et pouvoir nous appuyer sur un public local ». Fidèle du Forum depuis son origine en 2008, Souleymane a participé en 2010 au débat « Nouveaux accès, nouveaux usages à l’ère numérique : La culture pour chacun ? »
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Qui est Totonho ?
1Il y a presque 40 ans, Antonio de Araujo Pereita, connu sous le pseudonyme Totonho, déménagea de la campagne de l’état de Bahia à sa capital, Salvador. Après une enfance idyllique dans la ferme de ses grands parents, déménager dans une ville fut un grand choc de culture. Mais le vrai choc fut quelques années après lorsqu’il retourna sur son lieu de naissance.
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Qui est Jul ?
1Dessinateur de presse et auteur de bande dessinée, Jul a d’abord fait de longues études. Agrégé d’histoire, chercheur en sinologie, reçu à l’Ecole Normale Supérieure, Jul a également enseigné l’histoire chinoise. Mais il décide finalement de se consacrer au dessin et commence à croquer pour le Nouvel Observateur, puis pour Charlie Hebdo en 2001.
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Qui est Gloria Friedmann ?
1« En tant qu’artiste plasticienne, je représente plutôt une petite entreprise de la culture. Je travaille dans mon atelier, seule, aidée simplement d’un assistant. Mes œuvres ne sont pas conçues comme des produits d’une industrie culturelle, mais comme des œuvres uniques. »

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Qui est la société des auteurs audiovisuels ?
2La société des auteurs audiovisuels représente 25 sociétés européennes de gestion collective des auteurs audiovisuels, c'est-à-dire plus de 118 000 auteurs et réalisateurs dans 17 pays. Elle a publié en février un livre blanc sur les droits et la rémunération des auteurs audiovisuels en Europe, cité depuis par la Commission européenne ou l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle et l’UNESCO.
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DEBAT 2011 – Propriété Intellectuelle - Apple, un brevet pour empêcher de filmer les concerts
1Apple a déposé en juin un brevet pour une nouvelle génération de caméra pour appareils mobiles, une technologie qui permettrait d’empêcher les utilisateurs de filmer des concerts.  Le système pourrait servir aux industries musicale et cinématographique pour faire respecter les interdictions d’enregistrement durant les spectacles et dans les salles de cinéma. Le système consiste en un capteur infrarouge invisible dans les appareils  mobiles avec une caméra intégrée - téléphones, appareils photos ou caméras.
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DEBAT 2011 - Propriété intellectuelle - La rispote graduée en GB, USA et Nouvelle Zélande
5Suite à la publication des conclusions du rapport Hargreaves , le gouvernement britannique a depuis précisé sa position.  Tout d’abord, la copie de CD et de DVD au format numérique, pour utilisation privée, va être autorisée sans s’accompagner de compensation pour les producteurs de contenus. Dans de nombreux pays, en France, Espagne et Allemagne notamment, les supports permettant la copie privée font l’objet d’une taxe, une part du prix étant reversée aux sociétés de gestion collective.
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Toujours plus loin - Propriété Intellectuelle et Croissance : nouvelle approche du copyright en Grande Bretagne
5Le 18 mai dernier, Ian Hagreaves, titulaire de la chaire d’économie numérique à l’Ecole de journalisme de Cardiff, a rendu publique son étude « Digital opportunity, a review of Intellectual Property and Growth » commanditée par David Cameron. Heargreaves y expose de façon claire les déficiences du système actuel et propose de nouvelles mesures pour une propriété intellectuelle efficace qui protège et permette la création.
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Toujours plus loin - Propriété Intellectuelle : la loi PIPA
6Approuvé le mois dernier, le texte de loi PIPA (Protect IP Act - Preventing Real Online Threats to Economic Creativity and Theft of Intellectual Property Act of 2011.), aussi connu comme United States Senate Bill S.968,  a pour ambition de lutter contre les sites « pirates » qui fournissent illégalement l’accès à des œuvres protégées, en refusant l’accès et la connexion à ces sites, particulièrement ceux inscrits en dehors des Etats Unis et en donnant des pouvoirs inédits de répression au ministère fédéral.
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Toujours plus loin - Allemagne et droit d’auteur, vers une nouvelle loi ?
7En mai dernier, Bernd Neumann, ministre d’état auprès du chancelier fédéral pour la culture et les médias,  a annoncé lors d’une conférence de presse une réforme des lois du droit d’auteur. Il a signalé que cela se ferait en faveur des auteurs et des créateurs et non des utilisateurs. Il se pose ainsi en opposition au projet équivalent à la licence globale proposant un  impôt forfaitaire pour la culture qui avait été avancé par les verts il y a peu, puis rejeté.
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DEBAT 2011 – Propriété Intellectuelle - Accord entre Baidu et les Majors
8Mettant fin à un long bras de fer judiciaire, Baidu, le moteur de recherche chinois contrôlant 76% du marché national, a signé un accord le 19 juillet avec trois majors de l’industrie musicale : Universal Music, Warner Music et Sony Music, Universal Music, Warner Music et Sony Music, réunies dans le joint venture One-Stop. Le partenariat a pour objectif de lutter contre le piratage en permettant à Baidu de proposer une offre légale depuis son site.
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Toujours plus loin – Un nouveau chapitre pour Google et les éditeurs français
L’éditeur Hachette Livre et Google ont communiqué le 28 juillet 2011 les conditions de leur accord pour la numérisation d’œuvres commercialement indisponibles. Seraient concernés près de 50 000 ouvrages épuisés dont les droits sont détenus par le groupe d’édition français. Trois principes guident cet accord afin de respecter les droits des auteurs et des éditeurs. Arnaud Nourry, PDG de Hachette Livres témoigne « c’est un cadre permettant de repartir sur de nouvelles bases, équitables, équilibrées et respectueuses de nos droits et de nos auteurs ».
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Toujours plus loin - The social Netbook : Livre augmenté recherche réseau social
ThakaraAlors que Facebook proposait déjà de créer votre « bibliothèque visuelle » pour  lister et recommander à vos amis tous les livres que vous aviez lus, les réseaux sociaux spécialisés dans les livres se multiplient. En France, Babelio existe depuis 2007, proposant des extraits de bande dessinée, des critiques, des citations, des classements de popularité par catégories, etc. et permettant à chacun de partager ses lectures. Leur volonté : propager le bouche à oreille.
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Toujours plus loin - Orbooks réinvente l'édition avec un modèle économique innovant
SéoulRefusant les codes traditionnels de l’édition, les éditeurs de « orbooks » ont mis en place un modèle innovant au centre duquel trône le lecteur. Préférant la sélection d’ouvrages (nouveautés et auteurs établis) à la distribution massive, ceux-ci ont avant tout misé sur le design, la qualité et une promotion originale de leurs publications (Internet, vidéos, articles…).
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Le saviez-vous ? Le piratage du livre numérique coûte 3$ milliards aux éditeurs américains
FranceQuelles pertes le piratage engendre-t-il réellement pour l’industrie du Livre ? Comment les grands acteurs du marché, tels que les maisons d’éditions, peuvent-ils réagir à ce phénomène ? Cet article, publié en mars 2010, confronte la réalité du piratage à ses effets réels sur les industries du livre, présentant notamment des chiffres relatifs au coût du piratage pour les maisons d’édition américaines.
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Le saviez-vous ? 65% des internautes américains ont payé pour du contenu en ligne
FranceLe centre de recherche américain Pew a récemment publié en décembre 2010 une étude concernant les habitudes de consommation des américains sur internet. On peut ainsi apprendre que 65% des internautes ont payé pour télécharger ou accéder en ligne à des contenus culturels. On peut également y apprendre que plus de 40% des internautes dépensent entre 1$ et 10$ par mois pour accéder à des contenus en ligne.
Lire l'intégralité de l'article

Le saviez-vous ? 50% des internautes ont téléchargé une musique sans la payer ces trois derniers mois
Le MIDEM a publié avec l'institut Nielsen, en décembre 2010, une étude concernant les habitudes de consommation des internautes vis à vis de la musique. Selon l'enquête réalisée en septembre 2010, plus de 50% des internautes ont téléchargé une musique sans la payer ces trois derniers mois (pas forcément illégalement).
Lire l'intégralité de l'article

Le saviez-vous ? Streaming et téléchargement, les chiffres de consommation en ligne
FranceSelon le baromètre REC de l’institut GFK à propos des usages numériques des Français (une enquête réalisée auprès de 1000 internautes français âgés de 15 à 65 ans), la musique en streaming, « c'est-à-dire écoutée via Internet en continu sans avoir à télécharger les morceaux » représente désormais plus de 51% des écoutes sur le Web, dépassant ainsi le téléchargement qui représente 49%.
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