Newsletter 2
Septembre 2010
THEMES 2010
Ce mois-ci, focus sur le débat "attractivité culturelle des territoires" avec les interviews de Richard Florida, Allen J. Scott et Alain Seban, mais aussi les nouveautés 2010 et le regard de Christian Etienne, chef à Avignon.

Chaque semaine, des articles, des études, des interviews traitent des sujets du Forum d’Avignon 2010. Découvrez sur notre site Internet la revue de presse actualisée.

Ruhr 2010 - une nouvelle énergie: la culture

La Ruhrgebiet, région de la Ruhr, regroupe plusieurs grandes villes industrielles rassemblant plus de 5.7 millions d'habitants (1er bassin de population allemand et 6ème à l'échelle européenne). La nomination d'Essen comme capitale européenne de la culture 2010 a permis à la région de retrouver un nouveau souffle, notamment à travers le développement culturel. Autour de trois concepts clefs "Mythes,  Métropole et Europe", la  région se renouvelle par et pour la culture, partie intégrante du projet Ruhr 2010.

"L'économie de la culture en Europe", étude KEA pour la commission européenne (éducation et culture), 2009
Cette étude souligne la contribution - directe et indirecte - des secteurs culturel et créatif à l'économie de l'Union Européenne. Parmi les chiffres clés:
- Le secteur a contribué au PNB communautaire à hauteur de 2.6% en 2003
- La valeur ajoutée du secteur a crû de 19.7% entre 1999 et 2003
- En 2004, 5.8 millions de personnes au moins étaient déjà employées dans ces secteurs, soit 3.1% des emplois totaux de l'UE.



Seconde édition du baromètre sur l'attractivité culturelle des territoires - Ineum Consulting pour le Forum d'Avignon

• "Attractivité culturelle et performance économique: quels emplois, quelles stratégies pour les villes et territoires?"


Les villes du monde se retrouvent au Forum d'Avignon 2010 pour la deuxième édition du baromètre sur l'attractivité culturelle des territoires.
Quel est le rôle de la culture comme facteur déterminant d'attractivité et de performance dans la compétition mondiale des territoires (soft power)? La compétition entre les pôles culturels est-elle réciproquement bénéfique ou se traduit-elle par un renversement des zones d'influence dans une économie de plus en plus mondialisée ("win-win game")? Comment la mondialisation influe-t-elle sur l'offre culturelle? Quelle place laisse-t-elle à des productions locales? Le secteur culturel est-il durablement générateur d'activité et d'emplois? Comment les emplois créatifs contribuent-ils au développement des autres secteurs de l'économie? Comment faire pour que la culture soit un facteur de localisation de l'activité économique? Est-il alors possible d'esquisser les conditions du succès d'une stratégie d'attractivité fondée sur la culture?

• Présentation de l’étude Ineum consulting


Construit à partir de 11 indicateurs attestés par des organismes internationaux, le baromètre présentera les stratégies d'attractivité culturelle de près de 50 territoires. En 2009, des stratégies d'attractivité ont déjà été identifiées et une corrélation établie: "Plus les villes tendent vers un nombre d'équipements culturels supérieur à 8 pour 100 000 habitants, une dépense culturelle annuelle publique de 100 euros par habitants, un nombre d'étudiants supérieur à 10% de la population, plus il est probable que le nombre annuel de touristes par habitant soit supérieur à 5 et le taux de chômage inférieur à 8%."
Le baromètre 2010 s'enrichira de nouvelles villes et nouveaux territoires dans le monde entier et d'un volet sur les questions de l'emploi culturel.
Des études de cas sur Avignon, Bombay, Bruxelles, Casablanca, Florence, Los Angeles, La Nouvelle Orléans, le grand Paris, et des interviews des acteurs de ces stratégies seront présentées.

Une étude à découvrir sur le site internet du Forum d'Avignon en novembre 2010


Les interviews
Le débat 2010 du Forum d’Avignon sur l’attractivité culturelle des territoires sera l’occasion de présenter la deuxième édition du Baromètre établi sur la base d’une enquête statistique menée par Ineum Consulting. Existe-t-il une corrélation entre la performance économique et l’intensité culturelle et universitaire d’un territoire ? La culture accélère-t-elle le développement économique, dans quelles conditions ? Ou la culture n’est-elle que la résultante de la prospérité économique ? Faut-il dès lors miser sur la culture pour attirer les classes créatives, comme le propose Richard Florida, et entraîner dans leur sillage les territoires vers l’économie de la connaissance ? Ou, inversement, les performances économiques sont-elles à l’origine des migrations de populations qualifiées, aptes ensuite à développer la culture localement, une position défendue ici par Allen J. Scott ? Si les points de vues se confrontent, reste que les expériences réussies permettent d’explorer les pistes d’un développement original, comme en atteste le succès du Centre Pompidou Metz, présenté ici par Alain Seban.


L’interview de Richard Florida

Richard Florida est l'auteur de 'The great Reset: how new ways of living and working drive post-crash prosperity' et professeur à la Rotman School of Management de l'université de Toronto.

La multiplication des micro-transactions peut-elle faire émerger de nouveaux marchés ? A quelles conditions l'attractivité culturelle est-elle un facteur de performance d'un territoire? Qu'apporte la présence d'artistes et de créateurs à un territoire? 

Richard Florida :

Les artistes et créateurs contribuent à la diffusion d'un sentiment d'inclusion sociale et d'authenticité dans les villes, les régions. La prospérité économique repose sur la créativité, qu'elle soit culturelle, entrepreneuriale, civique, scientifique ou encore artistique. Les travailleurs créatifs détenteurs de telles compétences ont besoin de communautés, d'organisations et de pairs ouverts à de nouvelles idées et aux rencontres. Ils recherchent également des territoires authentiques et uniques; la forte concentration d'artistes participe, au sein d'une communauté, à la création d'une identité propre. Les territoires réceptifs à de nouvelles formes de culture, à des modes de vies et des identités alternatifs, à de nouvelles visions du statut social et des structures de pouvoir bénéficieront d'avantages à l'ère digitale.

Y'a t'il un effet de seuil au-delà duquel l'attractivité culturelle crée de la performance économique?

Richard Florida :

Pour être vraiment attractives aux yeux de la classe créative, les communautés doivent proposer un accès à des infrastructures et à des activités culturelles telles que théâtres, parcs, spectacles vivants, galeries et restaurants. Récemment, l'organisation Americans for the Arts a publié une étude détaillant l'impact économique des activités artistiques, révélant qu'à l'échelle des Etats-Unis, celles-ci avaient eu un impact positif sur les communautés estimé à 166 milliards de $. De même, le Pew Research Center a dernièrement démontré que pour chaque dollar investi par le gouvernement dans le secteur artistique, l'effet multiplicateur était de 5$.
Il n'est pas surprenant que les communautés et les décideurs publics utilisent les arts comme mécanisme de revitalisation. Le centre ville de Philadelphie en est un parfait exemple. Au fur et à mesure de l'ouverture de galeries et d'espaces publics, de plus en plus de résidents ont afflué dans le centre ville à l'occasion de sorties culturelles ou de dîners, faisant de celui-ci un quartier plus vivant et plus sûr. L'investissement dans l'art constitue, pour les décideurs publics, une alternative viable à des investissements lourds en capital tels que des stades ou des centres de congrès... Des dirigeants peuvent ainsi investir prudemment dans les arts et promouvoir le développement d'une scène créative unique, propre à leur communauté.

Le renforcement de l'attractivité culturelle du territoire passe-t-il par un geste symbolique fort?

Richard Florida :

Absolument, les travailleurs créatifs ont besoin et veulent vivre dans des communautés authentiques et culturellement attractives. Les arts et la culture, lorsqu'ils sont intrinsèquement liés à une communauté, participent à l'émergence d'un lieu cohérent, unique et capable d'attirer d'autres travailleurs créatifs. Ils peuvent également mettre en lumière l'âme d'un territoire, son histoire, sa singularité. Un lieu authentique peut être défini par des traits propres, par un espace physique et symbolique dans lequel vivre. L'art peut aider à créer une connexion entre l'identité d'un espace et l'endroit dans lequel évolue les individus.

Quels sont vos projets futurs qui s'intégreraient le mieux dans une dynamique d'attractivité culturelle?

Richard Florida :

Je préside la remise du Philips Livable Cities Award. Ce programme annuel récompense les penseurs originaux proposant des solutions simples, pratiques, qui améliorent le bien-être et la santé des personnes vivant, travaillant et évoluant dans leurs villes. Cette initiative a été introduite pour mettre en lumière les défis complexes auxquels sont confrontés les habitants des villes d'aujourd'hui, ainsi que pour encourager les individus, les communautés et les entreprises à déployer de nouvelles stratégies et solutions pour faire de leurs villes des lieux plus vivables, durables et prospères, qui pourraient ensuite être appliquées à travers le monde.

Comment caractériser les liens entre attractivité culturelle d'un territoire et emploi? 

Richard Florida :

Plus que jamais auparavant, le développement économique se fonde sur l'attraction et la rétention des talents. Dans une économie globale, les régions se doivent de créer des communautés attractives pour les travailleurs créatifs. La classe créative recherche des territoires ouverts, diversifiés et pourvus en équipements (scène artistique vivante, bons restaurants, sureté et sécurité...). Les organisations culturelles et artistiques sont des atouts fondamentaux pour le développement économique; elles ajoutent de la valeur aux fondamentaux de toute économie régionale. Les organisations artistiques devraient interagir avec les entités agissant pour le développement économique local et les décideurs publics devraient s'efforcer de mieux évaluer les investissements et leurs retours (à l'instar de l'engagement accru de la communauté, l'évolution de la conscience artistique des individus ou encore la promotion des niches de talents).



L’interview d'Allen J. Scott

Allen J. Scott est professeur au département d’études politiques et au département de géographie de l’université de Californie – Los Angeles (UCLA).

A quelles conditions l'attractivité culturelle est-elle un facteur de performance d'un territoire? Qu'apporte la présence d'artistes et de créateurs à un territoire?

Allen J. Scott :

Ces dernières années, un certain nombre d'experts en urbanisme et de décideurs politiques ont affirmé que l'attractivité culturelle des territoires était une condition sine qua non à l'accroissement du développement économique d'une région donnée. Cette relation de cause à effet serait, selon eux, due au fait que les travailleurs à capital humain élevé migreraient de préférence vers des centres caractérisés par une forte densité en équipements et commodités. De mon point de vue, ces affirmations sont exagérées voire infondées. Le développement économique local est un processus complexe et multidimensionnel se fondant avant tout sur une logique d'agglomération productive et sur les dynamiques permettant d'amplifier les effets de retour. Bien sûr, lorsqu'un territoire présente une forte croissance, il fait souvent l'objet d'une revalorisation culturelle et voit les investissements dans les biens culturels et les équipements se multiplier. De tels phénomènes peuvent avoir, à la marge, des effets positifs sur la croissance à venir, mais ils ne peuvent être considérés comme "causes premières" en termes de développement économique global. De plus, de récentes recherches mettent en avant le fait que la présence d'emplois à pourvoir a invariablement plus d'impact que les équipements sur les choix de destination faits par les migrants qualifiés.

Y'a t'il un effet de seuil au-delà duquel l'attractivité culturelle crée de la performance économique?

Allen J. Scott :

En cohérence avec ma première réponse, je répondrais par un non catégorique. Au contraire, on pourrait affirmer qu'un certain degré de performance économique est habituellement nécessaire à l'obtention d'un haut niveau d'attractivité culturelle (galeries d'art, salles de concert, opéra, musées, etc.). Ce niveau de performance coïncide plus ou moins avec les métropoles importantes et dynamiques caractéristiques du capitalisme contemporain.

Le renforcement de l'attractivité culturelle du territoire passe-t-il par un geste symbolique fort?  

Allen J. Scott :

De nombreuses villes à travers le monde tentent de s'imposer au niveau international via des gestes symboliques à forte visibilité. Ces derniers incarnent l'ambition de ces villes de devenir des centres à forte croissance économique, attirant les investissements extérieurs. Ils se veulent les étendards culturels du nouvel ordre global. Lorsqu'ils sont associés à un potentiel économique véritablement dynamique, ces derniers s'inscrivent dans une certaine logique. Ils font sens en imposant une marque, en favorisant l'embourgeoisement et les équipements socialement valorisés. Sans cela, ils sont appelés à un destin comparable à celui des cathédrales en plein désert.

Quels sont les projets futurs qui s'intégreraient le mieux dans une dynamique d'attractivité culturelle?

Allen J. Scott :

Shanghai, Kuala Lumpur, Taipei, et (potentiellement) Dubaï, mais pas Bilbao.

Comment caractériser les liens entre attractivité culturelle d'un territoire et emploi? 

Allen J. Scott :

Je résumerais mes remarques précédentes en affirmant que le développement économique local et la croissance de l’emploi doivent se comprendre comme une structure plurielle, basée sur de multiples interrelations, impliquant (a) des réseaux de producteurs spécialisés mais complémentaires, (b) un bassin de main d’œuvre bien socialisé et compétent, (c) un processus continu d’activité entrepreneuriale et innovante, et (d) un système global d’arrangements institutionnels dont les objectifs seraient d’internaliser les externalités et de se prémunir contre tout enfermement propice à retarder les évolutions. Combinées les unes aux autres, ces différentes interrelations posent les fondations nécessaires à une dynamique de croissance fondée sur des effets de retours accrus à l’échelle du système entier. Il est récemment devenu à la mode de croire que les raccourcis politiques vers une prospérité locale pouvaient être réalisés en ignorant ces problèmes premiers et en focalisant les efforts stratégiques simplement sur le renforcement de l’attractivité culturelle. Si le développement et la croissance économique locale sont caractérisés comme je l'ai décrit, alors la mise à niveau culturelle est peu à même de produire des effets sur l’emploi, aussi séduisant que cela puisse paraitre. Certes, les investissements culturels peuvent parfois avoir des effets secondaires sur la croissance économique locale en faisant d’un lieu donné, de façon marginale, un territoire plus attractif que d'autres aux yeux de migrants hautement qualifiés (bien que, comme je l’ai déjà souligné, ce sont avant tout les possibilités d’emplois qui les attirent). Mais, de façon plus générale, revendiquer l'attraction culturelle comme un moyen de stimuler la croissance économique doit être considéré comme un renversement complet des rapports de causalité normaux.



L’interview d'Alain Seban

Alain Seban est actuellement Président du Centre National d'art et de culture Georges Pompidou.

Qu'apporte la présence d'artistes et de créateurs à un territoire?

Alain Seban :

Aujourd'hui, pour beaucoup d'artistes, la création artistique met en jeu des processus de production qui font intervenir de nombreux acteurs et sont créateurs d'activité économique. Et bien entendu, autour des artistes et de leurs oeuvres, il y a le marché de l'art qui est un secteur d'activité économique important.
Mais plus fondamentalement, je crois que les artistes sont porteurs d'un autre regard sur le monde, d'interrogations nouvelles qui aident chacun à se remettre en question, à avancer et à imaginer de nouvelles solutions. La création, sous toutes ses formes, est essentielle à nos sociétés contemporaines car elle est un ferment d'agilité, de mobilité et d'innovation. C'est d'ailleurs avec la conviction que la création contemporaine pouvait contribuer à la modernisation de la France que Georges Pompidou a créé le centre qui porte désormais son nom.

Le renforcement de l'attractivité culturelle du territoire passe-t-il par un geste symbolique fort?

Alain Seban :

Il faut à la fois se donner les moyens d'être visible à l'extérieur et créer une dynamique interne, ce qui passe par un élan et une mobilisation. Souvent, miser sur la culture vise à revitaliser des zones économiquement déprimées - il suffit de penser au Guggenheim à Bilbao, aujourd'hui au Centre Pompidou à Metz, demain au Louvre à Lens - et il est alors important de rendre de la fierté à la population locale. Tous ces enjeux militent pour une structuration de l'offre autour d'un grand évènement ou d'un grand équipement, qui permette d'atteindre une véritable masse critique.
Si je me réfère à l'expérience du Centre Pompidou à Metz, les collectivités locales ont investi environ 70 millions d'Euros et apportent près de 10 millions d'Euros par an en fonctionnement. Mais l'inauguration de ce grand équipement a, à elle seule, contribué  à changer l'image de Metz et de la Lorraine.  Et l'impact économique est d'ores et déjà évident:  quand vous attirez 330 000 visiteurs en deux mois, l'impact va au delà du champ culturel et crée une dynamique pour l'ensemble de la région. Mais il faut aussi, bien entendu, que celle-ci sache saisir l'occasion et se dote de l'ensemble des infrastructures nécessaires, comme cela a été le cas à Bilbao.

Quels sont vos projets futurs qui s'intégreraient le mieux dans une dynamique d'attractivité culturelle?

Alain Seban :

En 1974, Michel Guy disait du Centre Pompidou qu'il devait être la "centrale de la décentralisation". Nous n'allons pas pour autant couvrir le territoire de Centres Pompidou. L'expérience de Metz est et restera unique. En revanche, nous préparons un autre projet phare pour 2011: le Centre Pompidou mobile. Ce sera le premier musée nomade au monde. Il est conçu pour aller partout en France faire partager l'expérience du musée à des publics qui n'accèdent pas à l'offre culturelle traditionnelle, en leur offrant la possibilité d'admirer des chefs-d'œuvre de notre collection, la plus belle et la plus importante d'Europe pour l'art moderne et contemporain. Rien ne remplace le contact avec l'original. Le Centre Pompidou mobile amènera donc l'art vers les gens pour leur donner envie d'aller vers l'art. En partenariat étroit avec les collectivités territoriales et les acteurs culturels en région, il se dotera des compétences nécessaires à son exploitation localement : des formations adéquates assurées sur place par les équipes du Centre Pompidou y contribueront, pour qu'au-delà de l'évènement que constituera chacune de ses étapes, il soit le ferment d'une nouvelle relation à l'art et à la culture.


L'ARTICLE
L'école hôtelière d'Avignon aux fourneaux
Maître cuisinier de France, Christian Etienne a installé son restaurant, étoilé au guide Michelin, dans un monument historique, l'ancienne maison du camérier des Papes, accolée au Palais des Papes.

Le Forum d'Avignon organise chaque année une "masterclass" entre des chefs issus de la région d'Avignon, des chefs issus de toute l'Europe et les élèves de l'école hôtelière d'Avignon. Depuis 2008, ils sont nombreux à s'être prêtés à l'exercice avec cette volonté de travailler à la fois à l'international et, en même temps, au niveau local autour d'un projet commun. Parmi les chefs: Andoni Luiz Aduriz (Espagne), Massimiliana Alajmo (Italie), Bruno d'Angelis (Avignon), Heston Blumenthal (Royaume-Uni), Hélène Darroze (Paris), Christine Ferber (Alsace), Dominique Frérad (Marseille), Jean-Christophe Guisset (Avignon), Pierre Hermé (Paris), Frédéric Jouvaud (Carpentras), Michel Kayser (Nîmes), Léa Linster (Luxembourg), Xavier Mathieu (Gorde), Jérôme Nutile (Gard), Francis Robin (Salon de Provence), Reine Sammut (Lubéron). Cette rencontre est l'occasion de partager des expériences, un vécu et de renforcer l'envie auprès des étudiants de s'investir dans ce beau métier qu'est la cuisine. Les étudiants sont également confrontés à des techniques et des façons de travailler nouvelles, venues d'ailleurs.
Chaque année, avec les 180 étudiants de l'école hôtelière d'Avignon et Pierre Hermé, qui travaille avec moi sur ce beau projet, nous élaborons des mets en mettant en avant la créativité. Il s'agit avant tout de faire une cuisine originale, de partager avec les participants notre passion et de transmettre aux élèves nos savoir-faire. La gastronomie est un art, c'est de la création et du plaisir. Nous avons un thème pour chaque édition pour imaginer les plats. En 2009 nous avons choisi de travailler avec des produits de base tels que la sardine, le potimarron, le pigeon... Pour reprendre l'expression de Pierre Hermé, il faut "savoir innover avec les fondamentaux".

Christian Etienne


NOUVEAUTÉS 2010

Une nouvelle mise en scène de la salle du conclave pour des débats interactifs
Cette année, les intervenants seront placés au centre de la salle du conclave du Palais des Papes d'Avignon, déplaçant ainsi le coeur des débats et facilitant la prise de parole. Pour faire de l'édition 2010 du Forum d'Avignon un lieu d'échange et de réflexion privilégié, votre participation et votre collaboration sont essentielles. En amont du Forum, les newsletters et le site Internet constituent des supports utiles pour préparer activement les débats en proposant des points sur les études menées par les cabinets de conseil internationaux partenaires du Forum, des interviews de personnalités, des actualités internationales...

Sur chaque étude, une webographie complète pour explorer les thèmes 2010
Les équipes et groupes de travail du Forum d'Avignon ont effectué pour vous une "webographie" internationale des sujets 2010. Retrouvez en quelques clics des informations venues de tous les continents, les vidéos des participants, les photos ainsi que l'actualité de la culture, de l'économie et des médias en lien avec les études préparées en amont du Forum. En savoir plus


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