Culture is future »

20.02.2013

Newsletter - En exclusivité, l'étude Ernst & Young "Orchestrer le temps des créateurs, des consommateurs et de l'industrie"

 

Présentation de l'étude Ernst & Young pour le Forum d'Avignon 2012 sur le rôle du temps
"Orchestrer le temps des créateurs, des consommateurs et de l'industrie"

Aujourd’hui, la moitié des données disponibles sur le web a moins de deux ans. Et la tendance s’accélère. Bientôt, la moitié des données disponibles n’aura que 18 mois. Le chiffre confirme notre perception de l’accélération du temps autant qu’il questionne le(s) rythme(s) de production et de distribution des biens et services culturels. Comment mesurer son impact sur l'écosystème des industries culturelles et créatives et dessiner des perspectives sur ce qu'elles  "transmettent" ?
 
Portant sur 12 pays à différents stades de leur développement technologique et proposant une analyse des diverses composantes du secteur des médias, l’étude Ernst & Young vient ici rappeler que la hausse exponentielle de l’offre digitale, la possibilité croissante d’accès aux contenus et la tendance de l’Homo Conexus, ce zappeur multitâches, à passer d’un contenu ou d’une plate-forme à l’autre participent largement à la perception d’accélération du tempo des médias.
 
Pour réconcilier le temps industriel avec l’appétit de l’Homo Conexus, il est désormais nécessaire de piloter le processus d’innovation technologique. L’étude  montre comment les entrepreneurs des médias et de la culture ainsi que les décideurs politiques tentent de garder le rythme voir de le devancer. La réussite de nombreuses entreprises qui ont su surfer sur ces tendances constitue une raisons d’espérer. Ne dit-on pas « Done is better than perfect » chez Facebook ?
 
 
 
Pour en savoir plus sur l'édition 2012, cliquez ici
 
 
Depuis 2009, Ernst & Young est partenaire du Forum d'Avignon et réalise des études chaque année :

 

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Les raisons d'espérer



L'interview de Bruno Perrin

Bruno Perrin Bruno Perrin est spécialisé dans l'industrie des Medias depuis 25 ans.Il est maintenant chez Ernst & Young, responsable Media & Entertainment pour l'Europe, le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Inde.
 
 
  • Dans le cadre du laboratoire d’idées du Forum d’Avignon 2012, vous avez préparé une étude qui sera dévoilée le 15 novembre. Quelles sont les premières tendances ?
L’impressionnante accélération du tempo et l’augmentation perçue du nombre de contenus disponibles ne reflètent pas un profond changement dans le rythme de la création ces 15 dernières années, quel que soit le secteur des medias et de la culture. En revanche l’homo Conexus entre de plus en plus en interaction avec les créateurs et les acteurs de l’industrie, et partage avec eux ses sentiments et ses attentes. A l’inverse, la distribution des contenus et de la création est entrée, spontanément ou de force selon les medias considérés, dans une course à l’immédiateté rendue inévitable par l’omniprésence du zapping, l’apparition du multitasking, qui conjuguent leurs effets à ceux de l’internationalisation croissante des contenus/formats dans un certain nombre de secteurs des médias.
  • Pouvez-vous nous donner, en exclusivité, quelques éléments de l'étude ?
Cette accélération du tempo et les usages différents n’induisent pas pour autant une façon différente d’apprécier le contenu. Les œuvres majeures, celles qui marquent des générations, continuent et continueront d’exister. La vitesse à laquelle elles seront identifiées est probablement en train d’augmenter, puisque leur distribution tend vers plus d’instantanéité. Mais, aujourd’hui, pas plus qu’hier, avant qu’une œuvre  ne rencontre un public, et marque une génération, on ne peut l’identifier comme œuvre patrimoniale.
Le patrimoine nécessitera plus que jamais des artistes affranchis des contraintes de rentabilité et de temps, tout autant que des moyens de conserver et transmettre les créations numériques.
Le régulateur devra veiller à suivre le nouveau tempo des contenus pour permettre de « reconnecter » leurs initiatives et mécanismes de suivi au rythme de l’innovation, et ainsi réinventer et favoriser la création et le partage.
  • Y a-t-il des raisons d'espérer ?
Depuis quelques années les innovations technologiques ne s’imposent plus aux acteurs des medias et de la création mais se mettent à leur service et sont désormais de plus en plus vécues sans effroi ni panique. Les sociétés s’adaptent  à cet afflux d’innovations et, comme leurs concurrents dans la technologie, elles cherchent à développer leur capacité à susciter l’innovation en leur sein, à la mettre en œuvre pour mieux en évaluer les effets et, lorsque cela s’avère nécessaire, à savoir oublier et passer rapidement à l’innovation suivante.
Le management de l’innovation devient ainsi, au même titre que l’originalité, la compétitivité, le service ou la marque, un facteur différenciant du succès pérenne. La communauté du Forum peut s’appuyer sur cette capacité à manager l’innovation pour construire l’avenir de leurs équipes et leurs sociétés.
Le progrès technique, après avoir bousculé le développement harmonieux de la culture et des medias et provoqué des bouleversements dans la chaine de valeur, est devenu l’un des moyens de maîtriser le temps et l’un des principaux alliés pour aider les créateurs à diffuser leurs œuvres sur un marché mondial.