Culture is future » Attractivité des territoires et cohésion sociale

21.10.2013

Les stratégies d’intégration des sceptiques : une impulsion au développement urbain du " Secouer Hans " à ‘Tendre la main aux sceptiques’

Essen , le 21 Octobre 2013Le jeu de mot (allemand) résume tout. Le but est de secouer et réveiller le sceptique permanent, le geignard morose qui se détourne de tout nouvel élan, tandis que ses voisins cultivent déjà des potagers communautaires entre les rangées d’immeubles, et diffusent leurs réussites via les médias sociaux numériques. Ils plantent des légumes, des tomates de race, et bâtissent de nouveaux espaces de libertés à travers des projets collectifs. Ils construisent des ponts entre les résidents, les institutions et les espaces de vie communs. Il faut chercher à se découvrir et  s’inviter les uns les autres - y compris " Hans" - pour s’associer au projet.

Dans la continuité du Forum d’Avignon Ruhr

Le projet atelier "Secouer Hans" est destiné à motiver ses voisins  à s'impliquer et avoir leur mot à dire dans les projets de développement urbain - en utilisant la culture comme un outil. L'idée du projet a été développé par une équipe de l'atelier lauréat du Forum d'Avignon Ruhr en juin 2013 à Essen de dix réunis autour du chercheur urbaniste de renommée internationale Charles Landry.

Une fabrique de projet du 21 au 24 Octobre.

Pendant trois jours,  25 professionnels créatifs de la région de la Ruhr vont plancher pour faire avancer  ce projet en profondeur avec des acteurs visionnaires venus de Suède, d’Angleterre, d'Espagne et de France – comprenant aussi des praticiens expérimentés , comme Cedar Lewisohn , un artiste de rue de Londres , Robert Bolin, artiste en résidence et chercheur invité à l'Institut interactif à Gothenburg, ou des habitants du quartier comme Annette Allkemper de la maison multiple de génération Geku -Haus .

L'objectif est d’animer ce projet atelier de telle manière qu'il puisse devenir un modèle pour d'autres villes et donne plus d'élan à l'évolution du Creative Quarter City-Nord.

" La question est de définir précisément comment un projet culturel peut aider à empêcher les citoyens sceptiques de se fermer de développement et de s'impliquer activement, explique Bernd Fesel directeur adjoint du Centre européen pour l'économie créative (ECCE) de Dortmund. Nous ne voulons pas développer ce projet dans un forum fermé d'experts, mais l'ouvrir aux citoyens et aux personnes impliquées depuis son amorçage. Comme dans le monde numérique,  l'utilisateur comme co-créateur, ne peut -il pas s'appliquer au développement de son quartier ? "

L’Atelierhaus Schützenbahn est un bon exemple pour un développement fondé sur un élan culturel soutenu par un engagement civique. Le haut bâtiment de six étages était vide depuis dix ans lorsque des artistes l’ont investi en 2011. L'ensemble Creative Quarter constitue à la fois un point de départ géographique pour l'atelier et  simultanément un terrain d'essai pour favoriser la participation des citoyens à la culture . "La raison principale de ce choix est, comme l’explique Alfons Wafner du Bureau de la Culture ( Kulturbüro ) de la ville d'Essen, que des projets culturels ont eu lieu dans le Creative.Quarter depuis 2010 ,Dés lors nous voulons savoir : comment les citoyens ont été impliqués? Et que pouvons-nous apprendre de cet exemple? "

Enfin, un échange avec le projet " Waende Südost " , et une visite au projet civique participatif 2012 pour la conception créative d’un mur antibruit le long de l'autoroute, complètera la réunion de travail international.

Une étape clé du projet Catalyse

Le RAW atelier « Shaking Hans" – ou comment valoriser la participation civique dans le développement urbain - est menée par trois partenaires: le Forum d' Avignon (Paris), Bilbao Metropoli -30 (Bilbao), et ecce (Dortmund) dans le cadre du projet Catalyse, bénéficiant du soutien financier de l’Union Européenne. Des ‘Ateliers de recherche et d'action’ (RAW) sont effectués par chaque partenaire : en France, en Espagne et en Allemagne à la suite du Forum d'Avignon 2013-2014. L'atelier d’Essen est géré par ecce.