Culture is future » Financements et modèles économiques

24.07.2015

L’artiste et son double : l’entrepreneur

Revue du web - 24/07/2015

Le Off du Festival d’Avignon qui s’achève dimanche 26 juillet sur un record absolu de vente d’entrées (1 300 000) et de Pass OFF ( 55 000, +10% par rapport à 2014). Le Off s’affirme non seulement comme le plus grand théâtre du monde, mais aussi le plus grand creuset d’artistes entrepreneurs qui testent sur le terrain leur créativité non seulement sur scène mais aussi dans leur modèle économique, dans la recherche de leur public, dans leur communication, leur montage de son budget etc.

« Tant que je peints, je suis un artiste. Lorsque je ne peints pas, je suis un entrepreneur. » Ainsi s’exprimait Lawrence Alma-Tadema en plein cœur du XIXème siècle. Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon ne dit pas autre chose quand il confie aux Echos : « Le mot de patron ne me fait pas peur je l’assume. » Même engagement de Jake Lodwick, créateur de Vimeo  quand il lance « Think like an artist, act like an entrepreneur ! »

« Les entrepreneurs culturels sont des agents économiques comme les autres » rappelle le Forum d’Avignon dans son article ‘Reconnecter la culture et l’économie’ pour le n° 14 de la Revue Influencia . Pour ajouter : « Une meilleure reconnaissance de leur spécificité et de leur rôle dans l’innovation et le développement favoriserait l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs culturels. Après la France, l’Europe mesure enfin, les enjeux et les vertus d’associer culture et économie pour la diversité culturelle. » A suivre, le projet STARTS lancé fin juin par l’Union Européenne qui appelle l’intégration des artistes dans les entreprises pour booster l’innovation.

 

Olivier Py « Le mot patron ne me fait pas peur, je l’assume »

« Pour résoudre des problèmes, il faut être créatif dans la recherche de solutions. confie Olivier Py dans cet interview aux Echos où il revendique son rôle d’artiste-patron, Si elles ne peuvent être ni financières, ni techniques, il faut repasser par l’artistique, par la métamorphose ». Et il ajoute à propos de l’entreprise « qu’elle pourrait s'inspirer de ces formes que nous avons trouvées comme l'intermittence. C'est le meilleur exemple d'une flexibilité de l'emploi. »

Lire sur lesechos.fr

 

Jake Lodwick (vimeo), serial entrepreneur et artiste

« Créer encore et toujours, sans craindre l'échec, et permettre aux internautes d'exprimer leur créativité » : voila le crédo de Jake Lodwick, l'un des fondateurs de Vimeo, un site de partage de vidéos concurrent de Youtube : « Je me sens comme un artiste qui aime fabriquer des entreprises. Je peux faire une petite partie de cela par moi-même et avoir la vision mais, pour la construire, j'ai besoin de l'aide de beaucoup de gens. »

Lire sur latribune.fr

 

Penser comme un artiste

L’observation la frappante de Gompertz est celui du lien qu’il établit entre art et entreprise. Par exemple, il relate que « tandis que ses assistants travaillaient des heures durant à son atelier à Antwerp, l’entreprenant (Peter paul) Rubens se rendait dans de splendides demeures aristocratiques et dans les cours royales européenne afin  d’informer leurs propriétaires hautains que s’ils souhaitaient être à la hauteur de leurs pairs, ils leur était nécessaire d’accrocher dans leur majestueuse entrée l’un de ses gigantesque et flambant tableau baroque ».

Lire sur theguardian.com

 

Pourquoi attaquer l’art c’est aussi attaquer l’entrepreneuriat

Pour permettre aux entrepreneurs de trouver des idées qui maintiennent le Royaume-Uni à la pointe dans tous les  secteurs, il est nécessaire de continuellement éveille la curiosité artistique.  Encourager les étudiants à s’engager uniquement dans des secteurs qui semblent lucratifs correspond à une vision étroite et contre-productive parce que la créativité est au cœur d’aventures entrepreneuriales les domaines de la finance, de la technologie et de la manufacture. 

Lire sur growthbusiness.co.uk

 

Devenir un entrepreneur culturel et créatif

En 2008, Alice Leroy (actuelle Directrice de programmes) du GCCE - the global center for cultural entrepreneur – exprimait la conviction suivante : « les entrepreneurs culturels et créatifs amènent un changement global en créant de la valeur économique tout en faisant la promotion de la préservation culturelle et de l’innovation. Ils enrichissent leurs communautés et le monde. Ils génèrent de l’auto-détermination et de la responsabilisation. En plus de vous apprendre les concepts essentiels de l’entrepreneuriat, les start-ups créatives  augmentent votre leadership, vous aident à développer votre « boîte à outil » de communication et vous mettent en relation avec un réseau et des ressources fondées sur la transmission et l’engagement des anciens. »

Lire sur huffingtonpost.com