Culture is future » Innovation et numérique

04.09.2015

Instagram, vitrine et caisse de résonance mondiale de l’art

Revue du web - 04/09/2015

Le lancement cette semaine par Instagram (propriété de Facebook) d’un nouveau format d’image et d’une messagerie privée conforte la place de leader de ce réseau social  à part entière  avec ses 300 millions de membres et surtout un taux d’engagement très élevé de 4,21% (Facebook et Twitter sont à moins de 1%). Elle accélère aussi la mue « d’un web fondé sur le texte à un autre basé sur l’image » selon Kevin Systrom son co-fondateur, à Enjeux Les Echos Mars 2015 qui la décrit désormais comme un « visual walkie-talkie » (Financial Time Juin 2015).

 « C’est aussi un chapitre supplémentaire de l’histoire de la dématérialisation de l’art qui s’écrit » selon Ingrid Luquet Gad (Les Inrock, 31/08/15) alors que l’accès à l’art passe de plus par des reproductions photographiques.  L’impact d’Instagram ne bouleverse pas seulement le modèle économique de la photographie mais aussi celui du marché de l’art. L’application constitue un puissant outil de transmission culturelle pour l’ensemble de l’écosystème artistique comme en témoigne de l’opération #museuminstaswap où 10 musées londoniens ont échanger leurs collections en open source sur le réseau fin aout 2015.
« Instagram montre notre univers et aide surtout à développer notre visibilité », explique au Monde (11/08/15) Thierry Sugitani de l’agence de photographes VU' qui a ouvert la galerie du même nom en 2010. Les artistes, les musées et les salles aux enchères l’ont bien compris notamment à travers la généralisation de teasers, de ‘vues d’exposition’, de partage etc … alimentant de fait la position dominante du réseau (en attendant que ces concurrents comme Google réagissent !) et ouvrant des perspectives inédites pour l’image et l’histoire de l’art.

 

La marque d’Instagram sur l’art public

Utiliser Instagram comme un outil de marketing digital pour promouvoir l’art aide à faire augmenter et la visibilité des artistes et la fréquentation des expositions. Et on peut légitimement espérer que le désir de prendre des photos d’une œuvre d’art va inspirer un plus large intérêt pour l’art. Cette pratique pose la question du rôle de l’art dans la société : devrait-il toujours avoir une but éducatif ? Il y a-t-il une manière correcte d’éexpérimenter l’art ? Depuis 2011, Thomas a utilisé le hashtag #InSearchOfTheTruth. « Les gens avaient l’habitude de graver des marques sur les arbres pour signifier qu’ils sont passés par là, maintenant ils ont les hashtags pour ça » explique-t-il.

Lire sur newyorker.com

 

Peut-on écrire l’histoire de l’art à partir d’Instagram ?

Ce n’est pas parce qu’on s’est baladé à Ibiza sur Google Streetview qu’on en retire le sentiment d’être parti en vacances. En revanche, on peut parfois penser qu’on a vu une expo parce qu’on en a vu des photos sur Instagram. L’historien de l’art Rémi Parcollet, spécialiste de la photographie d’exposition, nous explique pourquoi le web oblige à repenser la documentation des expositions. Entretien.

Lire sur lesinrocks.com

 

Instagram peut-il vraiment intéresser les gens à l’art ?

De plus en plus de musées et d’organismes culturels organisent des événements rassemblant plusieurs utilisateurs du réseau social Instagram. L’objectif est d’améliorer la visibilité des œuvres, et ainsi d’attirer un public plus large.

Un ‘instameet’ [instarencontre] par exemple, donne l’occasion, à des utilisateurs influents et passionnés d’Instagram, de prendre des photos créatives et de les partager, afin d’améliorer la visibilité d’une exposition.

Lire sur courrierinternational.com

 

Instagram joue un rôle croissant sur le marché de l’art

Quiconque faisant partie du marché de l’art et n’ayant pas jusqu’à aujourd’hui fait attention au réseau social Instagram a du y remédier en Avril dernière après que l’acteur Pierce Brosnan ait visité le showroom de la salle aux enchère Phillips à Londres. M. Brosnan a pris un selfie devant l’œuvre de Marx Newson qu’il admirait puis il a ajouté ces mots « Les paris sont lancés » avant de poster le tout à ses 164 000 followers de son compte instagram. Et ils on été lancés en effet. Plus tard dans la semaine, Phillips a atteint le record d’enchère pour un objet design en vendant sont œuvre « Lockheed Lounge » pour 2,4$millions soit environ 3,7£ millions.

Lire sur nytimes.com

 

Instagram, nouvel acteur du marché de l’art

Longtemps, pour acheter de l’art, il fallait se rendre dans une galerie ou une maison de vente aux enchères sans vraiment savoir ce qu’on allait trouver. Avec l’arrivée d’Internet, il a été ensuite possible d’acheter en ligne et d’avoir son œuvre livrée devant sa porte. Aux Etats-Unis, à présent, les galeries d’art et les maisons de vente aux enchères ne jurent plus que par l’application Instagram. Il est, après Facebook, le deuxième réseau social utilisé dans le monde de l’art, comme le montre ce rapport Hiscox de 2015 sur le marché de l’art en ligne.

Lire sur lemonde.fr