Culture is future »

11.16.2012

#FA2012 : Session à l'université d'Avignon

Résumé complet de la session « 15-25 ans, quelle culture les générations numériques reçoivent-elles, créent-elles, transmettent-elles ? » avec les modérateurs : Christophe Ono–Dit –Biot, journaliste et écrivain  et Ramata Sy, étudiante, La Fémis. Ce fut avec enthousiasme et respect la confrontation des anciens et des modernes.

‘Nous devons nous investir audacieusement dans la culture’. C’est le Président de l’Université  Emmanuel Ethis qui a fait l’ouverture s’interrogeant comme sociologue sur la pertinence du concept de génération, X, Y et Z. A ceux qui voit le verre à moitié vide » face aux bouleversements du numérique Il a brossé trois raisons d’espérer ; la mystique de la rencontre entre l’homme et la culture, l’expertise passionnée possible grâce au numérique, et l’exigence de qualité pour tous.

 ‘Je partage donc je crée.’ Qu’elle soit Y, Z ou native du digital, les générations numériques sont multitâches et ‘nativement interactives’. Pour le meilleur et pour le pire.  Philippe Torrès, Directeur du Conseil en Stratégie numérique de L’Atelier BNP Paribas a présenté l’étude qu’il a dirigé : « 15-25 ans, quelle culture les générations numériques reçoivent-elles, créent-elles, transmettent-elles ? »,


#FA2012 Jour 2 : Session à l'université... par forumavignon

La première table ronde autour du thème Que reçoivent et que créent les générations numériques ? a permis de constater l’imagination des jeunes dans leur projet, scientifique de dépollution de la Baie de Toulon de Laura Cerdan, ou artistique dont les œuvres associent  numériques ou performances de l’artiste plasticien Julien Levesque, ou franchement digital du hacker Jaromil. Avec un enthousiasme communicatif et partagé  dans l’amphi, Ramata Sy a plaidé pour qu’on laisse du pouvoir et des responsabilités  à sa génération qui est prête à les assumer, convictions qu’ont partagées les étudiants de l’université d’Avignon : Sasha Valdes et Théo Cabrero

La deuxième table ronde ‘Que font les entreprises pour les générations numériques ?’ a confirmé que les anciens médias comme le groupe Amaury dirigé par Philippe Carli ou le groupe la Croix représenté par Georges Sanerot, Président du directoire, gardaient de beaux atouts pour traverser les mutations digitales en cours et ‘l’hyper information’. ‘Sur la volonté farouche selon M.Sanerot de rejoindre leurs publics’, leurs réponses sont doubles : privilégier la proximité, et retourner au cœur de leur métier, donner des repères. Philippe Carli s’appuie sur trois mots ; clarté, transparence et pédagogie pour fonder une stratégie   ; répondre à une soif de proximité, aux besoins de partages, nécessite de co création avec les lecteurs, et enfin rematérialiser la relation au travers d’événements fédérateurs (comme le Tour de France). Cette dernière dimension, est aussi selon Axel Dauchez, Deezer, l’enjeu de la culture digitale qui est de reconstruire et donner un sens au rapport avec l’œuvre. Constatant que la digitalisation des œuvres a détruit l’émotion de l’achat de l’objet, il plaide à la reconstruction d’un rapport identitaire.


#FA2012 Jour 2 : Session à l'université... par forumavignon