Culture is future » Territorial attractiveness and social cohesion

04.03.2013

Aix-en-Provence's Festival de Pâques will set Marseille-Provence 2013 on fire

 

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Le 2 avril, le festival de Pâques d’Aix en Provence souhaite un embrasement de la ville – non pas à coups de feux d’artifice – mais de musique classique !

En écho aux sirènes du port de Marseille début janvier pour le lancement de Marseille Provence Capitale Européenne, les habitants de la ville sont invités à mettre leur radio à leur fenêtre, branchée sur la fréquence de Radio Classique. L’idée toute simple, bienveillante, fraternelle et chaleureuse de « mettre la musique au balcon » vise à (re)lancer les festivités un peu engourdies pendant l’hiver - de cette année exceptionnelle qui vont aller crescendo et pianissimo de festivals en festivals en Provence tout l’été.

Alliance intime de l’entrepreneur et de l’artiste

Les initiateurs de cette manifestation sont deux fervents de la musique pour tous par delà les clivages : Dominique Bluzet, directeur du Gymnase à Marseille, du Théâtre du Jeu de paume et du Grand Théâtre d'Aix-en-Provence et le violoniste Renaud Capuçon. Dans l’enquête ‘les raisons d’espérer’ du Forum d’Avignon, le violoniste avait confié les raisons de son engagement comme directeur artistique : «  Cette fonction cristallise toutes les facettes du musicien que je souhaite transmettre. Après 15 années à la même fonction aux Rencontres de Bel air (Chambéry), c’est un nouveau projet central de ma vie musicale. Dans 10 ans, on pourra voir l‘évolution de celle-ci en termes de partenaires, de répertoires et de programmes au travers de ce véritable kaléidoscope ! Mais aussi une vison de la culture au sens le plus large : ce que doit être la place et le rôle de l’artiste ou la création dans la cité, l’importance du pédagogique …. Sans oublier les lieux et les tarifs pratiqués, le croisement ou l’association avec d’autres formes d’art. … Bref, une utopie généreuse,  lieu de brassage des générations d’artistes, temps fort pour le grand public et l’exigence. Un projet entièrement tourné vers la transmission de ce que je crois et souhaite partager. »

Soutien 100% privé

Pour cette première édition, pas moins de 20 concerts qui se distinguent par leur éclectisme : de la voix à l’orchestre (Théâtre Mariinsky, Opéra de Paris, Accentus…) en passant par la musique de chambre et le récital, l’alliance de jeunes virtuoses et de stars (Hélène Grimaud, Katia et Marielle Labèque, Radu Lupu, Gidon Kremer, Matthias Goerne, Bertrand Chamayou…) avec  l’ambition d’apporter le meilleur de la musique à prix raisonnable. Cette alchimie rare est rendue possible par le soutien d’un mécène  le Crédit Mutuel - CIC s’engage pour cinq ans prend en charge l’intégralité du coût de la manifestation qui ne reçoit aucun argent public.

Une approche exemplaire public/privé

Alors que l’on ne parle que de réduction de financement public, les fonds privés apportent plus que jamais une contribution essentielle. Après avoir diminué suite à la crise financière de 2008, le mécénat culturel connaît un rebond, avec une hausse de 26 % du budget total entre 2010 et 2012, soit 494 millions d’euros contre 380 millions d’euros (chiffres Admical). Il faut cependant que le festival bénéficie de la dynamique Marseille-Provence 2013 qui valorise  la culture sous toutes ses formes. « A partir du moment, insiste Renaud Capuçon, où l’on s’emploie à fédérer les énergies positives, tout devient possible. »

 

Pour en savoir plus : jusqu’au 7 avril 2013 - http://www.festivalpaques.com/